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Paris - Municipales 2020 : “En soutenant Benjamin Griveaux, je joue l’unité”, explique Julien Bargeton

Le sénateur (LREM) de Paris, Julien Bargeton, a annoncé se ranger derrière la candidature de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris. / © JOEL SAGET / AFP
Le sénateur (LREM) de Paris, Julien Bargeton, a annoncé se ranger derrière la candidature de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris. / © JOEL SAGET / AFP

Ils étaient six prétendants à l’Hôtel de Ville. Ils ne sont plus que cinq du côté de LREM. Le sénateur de Paris, Julien Bargeton, soutient désormais Benjamin Griveaux. Cet ancien adjoint d’Anne Hidalgo affirme avoir été "convaincu". Il aura la charge d’animer le projet du candidat.

Par William Van Qui avec MT

Le sénateur de Paris, Julien Bargeton, faisait partie jusqu'à présent des six prétendant à l'investiture LREM pour être désigné candidat à la mairie de Paris. Il a annoncé rejoindre Benjamin Griveaux suite à la démission de ce dernier du gouvernement, mercredi 27 mars.

Vous étiez candidat depuis plusieurs semaines et tout à coup, vous jetez l’éponge. Pourquoi ?

C’est une réflexion très récente. C’est vrai qu’au départ, je voulais porter une candidature basée sur l’urgence écologique, le numérique comme outil d’entraide et une administration plus réactive. J’avais un vrai projet, mais l’entrée en campagne de Mounir Mahjoubi et de Cédric Villani a resserré le débat sur le casting, au détriment des propositions. Et dans ce contexte, ma candidature avait du mal à émerger. Dans le dernier sondage, je n’ai même pas été testé. Je me suis dit, mieux vaut être utile et jouer l’unité en soutenant Benjamin Griveaux.

Pourquoi rejoindre Benjamin Griveaux et pas un autre candidat ?

Parce qu’il m’a tendu la main. Les autres ne m’ont rien proposé. Avec lui, j’ai eu plusieurs longs échanges ces derniers jours, le premier après la réunion matinale des six candidats au siège du mouvement il y a une semaine. Il m’a convaincu. J’attendais qu’il sorte du gouvernement pour l’annoncer.

Choisir un profil aussi marqué par son passage au gouvernement, très proche d’Emmanuel Macron, est-ce le bon choix quand on sait que les élections intermédiaires sont souvent difficiles pour le pouvoir en place ?

En tant que porte-parole du gouvernement, il n’a pas pu montrer sa vraie personnalité. Ce n’était pas le Benjamin Griveaux que je connais. Son image était déformée de par sa fonction. À lui désormais de convaincre de sa proximité avec les Parisiens et démontrer son envie. Il a du temps pour cela, même si bien-sûr que ce n’est pas gagné.

Le dernier sondage qui le place 2 points derrière Anne Hidalgo au 1er tour est plutôt mauvais ...

Dire cela, c’est avoir une lecture orientée. Ce sondage est surtout mauvais pour Anne Hidalgo. À 24%, elle fait 11 points de moins que lors du premier tour en 2014. On aurait également pu tester un premier tour sans Gaspard Gantzer et Pierre-Yves Bournazel. Le résultat aurait été différent.

Vous pensez qu’ils n’iront pas au bout ?

Je ne sais pas. De toute façon, c’est un scrutin par arrondissement. Bien malin est celui qui peut dire ce que cela donnera dans chaque arrondissement.

Quel sera votre rôle auprès de Benjamin Griveaux ?

Il m’a demandé d’animer le projet qui sera décliné au fur et à mesure de la campagne. À lui d’abord de présenter une vision stratégique et ses priorités pour convaincre la commission d’investiture de le désigner candidat.

Vous êtes confiant sur sa désignation ?

À lui de convaincre et de rassembler. Il faut qu’il montre son talent, mais je n’ai pas de doute là-dessus !
 

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