Paris - Les nouveaux revêtements sur les trottoirs sont-ils vraiment efficaces pour lutter contre la chaleur ?

En période de canicule, certains trottoirs sont arrosés très régulièrement pour faire baisser la température. / © France 3 Paris - Île-de-France
En période de canicule, certains trottoirs sont arrosés très régulièrement pour faire baisser la température. / © France 3 Paris - Île-de-France

Avec la multiplication des canicules, les villes tentent de s'adapter. Paris teste par exemple de nouveau revêtement censés restituer beaucoup moins de chaleur. Mais en période de canicule, ils doivent être arrosés toutes les heures et demie.

Par Isabelle Dupont avec MT

Une oasis de fraicheur sur le bitume parisien. Mais pas n'importe lequel. Un revêtement légèrement plus clair, testé depuis un an dans trois rues de la capitale : la rue de Courcelles (VIIIe), la rue Lecourbe et la rue Frémicourt (XVe). Et en période de canicule, il est en plus arrosé régulièrement.

"On doit refroidir la rue, et avec l'évaporation de l'eau, la température va baisser. Mais bon, ça sèche trop vite là, je ne sais pas combien de temps cela va durer. C'est pour cela que l'on doit arroser toutes les heures et demie. Il faut être précis", explique Serge Lebègue, employé au service voirie de la ville de Paris.
Les nouveaux revêtements sur les trottoirs sont-ils vraiment efficaces ?
Paris teste de nouveau revêtement censés restituer beaucoup moins de chaleur. - France 3 Paris - Île-de-France - Isabelle Dupont, Norbert Cohen et Julien Fagot
 

"C'est plus du gaspillage d'eau qu'autre chose"

Ce nouveau type de revêtement est censé rafraichir l'atmosphère de 1 à 2 degrés de moins qu'avec un bitume ordinaire. Des capteurs ont été installés pour en mesurer l'efficacité, pas totalement convaincante aux yeux des riverains.

"Au niveau de la température, je trouve que cela ne change rien du tout. C'est plus du gaspillage d'eau qu'autre chose", pense ainsi une habitante du XVe arrondissement.
 

La végétalisation, solution la plus efficace

À Levallois, la municipalité teste aussi dans une rue un enrobé un peu plus clair anti ilot de chaleur. Il coûte tout de même 20% plus cher qu'un revêtement classique. "Au cours des dernières années, la planète s'est réchauffée de 1 voire 2 degrés. L'idée, grâce à cet enrobé, est de revenir à la situation où nous étions il y a une cinquantaine d'année. Donc non, ce n'est pas un gadget", Sophie Deschiens, adjointe au maire chargée de la voirie et de l'environnement.

Plus convaincante pour rafraîchir les centres-villes : la végétalisation. À l'image de la place de la Nation, réaménagée, qui concentre moins de voitures, et qui a désormais un jardin central et un sol beaucoup plus clair.
 

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