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Paris recense ses sans-abris lors de la deuxième Nuit de la solidarité

Des bénévoles lors de la première édition de la Nuit de la solidarité en février 2018 à Paris. / © GERARD JULIEN / AFP
Des bénévoles lors de la première édition de la Nuit de la solidarité en février 2018 à Paris. / © GERARD JULIEN / AFP

Environ 2 000 bénévoles ont arpenté les rues de Paris à la rencontre des sans-abris, un questionnaire à la main dans le cadre de la deuxième édition de la nuit de la solidarité, ce jeudi 7 février. Les premiers résultats seront connus dans une semaine.

Par MT avec AFP

Qui et combien sont-ils dans la capitale française ? Environ 2.000 bénévoles ont parcouru les rues de Paris à la rencontre de sans-abris, pour les recenser et apprendre à "briser la glace" avec ces "invisibles".
Ils étaient 1.700 en 2018 lors de la première édition de la Nuit de la solidarité, une initiative inédite dans l'Hexagone.
 

"Ça a vraiment été le déclic"

En février 2018, Louise Vidal faisait partie de ces bénévoles qui ont arpenté les rues de la capitale à la rencontre des sans-abri. "Pour moi, ça a vraiment été le déclic", raconte cette femme de 29 ans. "Avant, j'avais peur de les déranger ou d'être trop émotive. Je culpabilisais aussi d'avoir une situation confortable, je n'osais pas entamer la conversation."
Ce soir-là, questionnaire en main, elle se renseigne sur la situation et les besoins des sans-abri qu'elle croise. Les conseils simples de son chef d'équipe - s'accroupir si la personne est à terre, maintenir le vouvoiement - lui évitent de commettre des impairs.
"Ça m'a rassuré, j'ai réalisé que le contact humain était facile et que la majorité des personnes en situation de rue le réclament". Depuis, cette habitante du Xe arrondissement a "sauté le pas": un vendredi sur deux, elle participe à une maraude dans son quartier avec l'association Autremonde.

 

"Le pire, c'est l'indifférence"

Sorti de la rue après y avoir passé vingt ans, Gilles - il ne souhaite donner que son prénom - confirme ce "besoin de parler". "Le pire, c'est l'indifférence". "80% des passants ne nous regardent pas, on a l'impression de compter autant qu'un réverbère".
Gilet gris sur les épaules, il a dispensé avec l'association La Cloche une formation à une centaine de bénévoles inscrits pour la Nuit de la solidarité. Au programme, quelques rappels de savoir-vivre: parler doucement, face à face, en se baissant si nécessaire.
"C'est le minimum de base, vous ne parlez pas de haut comme à votre chien", insiste Gilles.

Avec Gilles, les Parisiens inscrits ont toutefois reçu des conseils bien plus larges: savoir respecter l'intimité d'une personne qui dort dehors, lui demander quels sont ses besoins réels, pouvoir donner quelques adresses utiles, ou encore, ne pas faire de promesses...
 

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