A Paris, bras de fer feutré autour du “marché de Noël” des Champs-Elysées

© IP3Press/maxPPP
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 La préfecture de police a pris, mardi soir 31 octobre, des mesures pour empêcher "l'installation d'un marché non autorisé sur la voie publique". C'est le "marché de Noël" des Champs-Elysées de Marcel Campion qui est visé. Les pouvoirs publics lui contestent le droit de s'installer cette année

Par Christian Meyze

La préfecture de police de Paris annonçait, mardi soir 31 octobre sur Twitter une "restriction de circulation" dans le secteur Concorde Champs-Elysées.

"Il s'agit de contrôle des services de police sur des véhicules pour éviter l'installation d'un marché non autorisé sur la voie publique", expliquait un officier de police sur place, tandis que plusieurs véhicules, dont certains transportaient des petites cabanes pour les marchés de Noël, ont été contrôlés en plusieurs points de la capitale. Le "roi des forains" Marcel Campion avait en effet annoncé son intention de réinstaller son marché de Noël ce mercredi 1er novembre.


Des ennuis judiciaires


C'est donc pour faire barrage à ce projet que la préfecture a décidé de restreindre l'accès des Champs-Elysées à certains vehicules. La mairie de Paris a en effet un litige avec Marcel Campion depuis l'été 2017.
Car depuis deux ans, les affaires du forain de 77 ans sont dans le viseur de la justice, qui enquête notamment sur une convention octroyée en 2015 à Marcel Campion par la Ville de Paris pour installer sa grande roue sur l'emplacement de la place de la Concorde.

Espérant sans doute se débarasser de cette histoire encombrante, le Conseil de Paris avait voté à l'unanimité, début juillet 2017, la fin du marché de Noël tel qu'il existait, actant la non-reconduction de la convention d'occupation du domaine public signée en 2015 avec la SARL Loisirs Associés de M. Campion, arrivée au terme de ses deux premières années.


Rendez-vous en préfecture


Mais Marcel Campion fait valoir ses arguments et explique :  "Le contrat a été signé pour six ans, ils ont décidé de l'arrêter mais il y a 240 commerçants, 2.000 emplois en jeu. Il faut indemniser les investissements qui ont été faits."

Ce mercredi 1er novembre, contacté par France 3 Paris Ile-de-France, Marcel Campion nous a indiqué qu'un rendez-vous était prévu dans la journée entre lui et la préfecture de police. 

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