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Pollution au plomb à Notre-Dame : plus de 160 enfants dépistés à Paris, un gel bientôt posé pour nettoyer les rues

Après l’incendie de Notre-Dame, plusieurs centaines de tonnes de plomb contenues dans la charpente de la flèche et la toiture ont fondu, et une partie s'est répandue sous forme de particules. / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Après l’incendie de Notre-Dame, plusieurs centaines de tonnes de plomb contenues dans la charpente de la flèche et la toiture ont fondu, et une partie s'est répandue sous forme de particules. / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

L’ARS annonce que plus de 160 enfants ont désormais été testés après la pollution provoquée par l'incendie de Notre-Dame. Et alors que le chantier de la cathédrale doit reprendre la semaine prochaine, un gel va être posé sur l’asphalte pour retirer les particules de plomb.

Par France 3 Paris IDF / AFP

Le dépistage des enfants se poursuit après l’incendie de Notre-Dame en avril dernier. 164 ont en effet été dépistés face à la pollution au plomb provoquée par l’incident, pour évaluer le taux de ce métal toxique dans leur sang, d’après un nouveau bilan de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France (ARS) publié mardi.

Résultat des analyses : 146 se trouvent sous le seuil de vigilance (soit 25 à 50 microgrammes de plomb par litre de sang), et 16 à l'intérieur de ce seuil – ce qui représente six cas supplémentaires situés dans cette fourchette, par rapport aux premiers tests de juin. Deux enfants dépassent par ailleurs le seuil de déclaration obligatoire de saturnisme (soit 50 microgrammes de plomb par litre de sang).

Deux enfants au-dessus du seuil, dont l’un déjà connu et sans lien avec l’incendie

Concernant ces deux derniers, l’un était déjà connu, avec une source d'exposition au métal sans lien avec l'incendie : le balcon de son logement. Pour ce qui est du second cas, révélé mardi, il s'agit d'un enfant scolarisé en primaire dans un groupe scolaire situé rue Saint-Benoît.
Si l’établissement en question a été fermé fin juillet après des analyses effectuées dans les cours extérieures, il reste ceci dit impossible de déterminer pour l’instant un lien de causalité entre le cas du mineur et l’incendie. L’ARS explique notamment que la sœur de l’enfant testé – scolarisée en maternelle dans la même école – est à l’opposé de son frère au-dessous du seuil de vigilance.

Toujours d’après l’ARS, le mineur au-dessus du seuil bénéficiera d’un suivi régulier. Et si aucune campagne de dépistage systématique n'a encore été déclenchée, l’agence indique que l'incitation au dépistage va être renforcée dans le voisinage de la cathédrale, auprès des enfants et des femmes enceintes.

La pose d’un gel autour du chantier de la cathédrale

Au-delà des tests de plombémie, le chantier du monument – suspendu fin juillet après des mesures de hauts niveaux de plomb – devrait reprendre progressivement à partir de la semaine du 12 août. De nouvelles mesures de protection devraient être mises en place pour les ouvriers.

Une opération de dépollution doit par ailleurs être lancée, avec la pose d'une couche de gel sur deux rues adjacentes et le parvis afin de retirer les particules de plomb. « Une sorte d'enfilmage », d’après l’adjointe à la santé de la mairie de Paris Anne Souyris, un peu à la manière d'une crème dépilatoire.

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