Réforme des retraites : plusieurs centaines de personnes rassemblées , à Paris, contre l'usage du 49-3

Des manifestants de l Opéra national de Paris et de la Comédie-Française ont mené une action pour protester contre la réforme des retraites et l'utilisation du 49-3 par le gouvernement. Le 1 mars 2020 place la Colette, à Paris. / © Maxppp
Des manifestants de l Opéra national de Paris et de la Comédie-Française ont mené une action pour protester contre la réforme des retraites et l'utilisation du 49-3 par le gouvernement. Le 1 mars 2020 place la Colette, à Paris. / © Maxppp

A Paris, depuis l'annonce de l'utilisation du 49-3 par le gouvernement pour faire passer la réforme des retraites, les opposants se mobilisent. Après les salariés de l’Opéra national de Paris et de la Comédie-Française, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à République.

Par France 3 IDF /EB

Dimanche pour manifester contre le projet de réforme des retraites, des comédiens de la Comédie-Française ont joué aux fenêtres du bâtiment plusieurs extraits de pièces de théâtre, face à un large public.

Lundi soir, à l'appel des syndicats, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place de la République, arborant des drapeaux de FO, de la CGT, ou encore de la FSU, Solidaires ou Attac.

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Certains scandaient "et on ira, et on ira jusqu'au retrait" ou "Louis XVI on l'a décapité, on peut recommencer". Une pancarte affichait "lâcheté, inégalité, impunité: 49-3". Le recours au 49-3, "c'était attendu. On le savait. Il n'y a pas de système universel, les femmes sont les grandes perdantes des retraites et la valeur du point est indexé sur un indice qui n'existe pas, voilà pourquoi le gouvernement a utilisé le 49-3 de manière abusive", a déclaré le député LFI Adrien Quatennens, présent dans le rassemblement parisien.
    
Pour Fabien Milin, de Solidaire-douanes, le 49-3, "c'est un refus de dialogue. Ce n'est pas une nouveauté", mais "se servir du coronavirus, c'est un scandale malgré tout".
    
Une partie des participants a quitté le rassemblement pour partir en manifestation sauvage dans les rues alentour, renversant des poubelles ou des trottinettes et entravant la circulation, en scandant "Paris debout, soulève-toi".
 

Une manifestation a réuni quelques centaines de personnes à Marseille, dont une bonne centaine d'avocats devant la préfecture des Bouches-du-Rhône.
    
À Montpellier, les manifestants, parmi lesquels de nombreux "gilets jaunes", étaient plus d'un millier rassemblés devant les bureaux de la caisse de retraite, avant de s'élancer dans le centre-ville. 
    
Le cortège, coloré majoritairement de drapeaux CGT et de pancartes "Édouard, tu nous mets la fièvre", a bloqué plusieurs lignes de tramway. "Les raisons de la colère et la mobilisation sont toujours là depuis le 5 décembre, renforcées par ce 49-3 qui ajoute une couche d'autoritarisme et de mépris à l'encontre des citoyens, mais aussi des parlementaires qui ne pourront pas voter", témoigne Anthony, 31 ans, enseignant syndicaliste à Montpellier. 
    
Une manifestation a également rassemblé environ 900 personnes selon la police (1.000 selon la CGT) à Nantes et quelque 200 personnes se sont rassemblées devant l'hôtel de ville du Havre, ont constaté des journalistes de l'AFP. Entre 100 et 200 personnes se sont également rassemblées à Strasbourg, Metz ou encore Besançon.
 

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