TOKI WOKI. L.E.J : une amitié qui dure et un phénomène musical qui transcende les genres

Lucie, Elisa et Juliette sont amies depuis leur tendre enfance. Elles se sont fait connaître avec leurs medleys d'été et ont depuis bien grandi et développé leur propre tonalité musicale. Il y a plusieurs année, Toki Woki les avaient rencontrées pour la sortie de leur premier album, l’occasion de pour parler amitié et petite enfance.

Salut les filles, est-ce que vous pouvez nous présenter votre groupe ? 

Lucie : moi c'est Lucie, je suis chanteuse dans le groupe. Après je fais un peu de saxophone, des petites percussions de temps en temps, mais voilà, chanteuse.

Elisa : Moi c'est Elisa du coup, salut ! Et je suis aussi chanteuse dans le groupe, et pareil, percus, batterie de temps en temps, piano de temps en temps, et deux trois petites choses à côté, voilà.

Juliette : Moi c'est Juliette, je fais du violoncelle.

Elisa : Elle fait plein d'autres trucs aussi. Bah, elle fait du piano, des percus...

Lucie : On se connaît depuis 25 ans. Les filles se sont rencontrées à la crèche et moi je suis arrivée maternelle, femme maternelle, amie d'enfance.

Elisa : Toute petite, petite, petite enfance du coup. Il y a une scène dont je me souviens, mais on avait déjà un an et demi je crois.

Lucie : Genre t'as des souvenirs d'un an et demi ?

Elisa : Je te jure que je m'en souviens, j'étais sur un chariot, c'est Noémie, une copine de Saint-Denis aussi, qui me poussait sur le chariot. Juliette est arrivée devant le chariot avec ses deux couettes et m'a dit non, tu ne passes pas. Donc déjà un an et demi, elle avait le caractère bien trempé. On ne se souvient pas de notre première rencontre, mais nos parents nous racontent tout le temps que la première fois qu'on s'est vu avec Juliette, on s'est reconnu. On s'est vu, on avait 9 ou 10 mois, on s'est vu et on s'est sauté dessus. Et on ne s'est jamais lâché. Voilà. Et Lucie...

Lucie : Moi elles ne m'ont pas sauté dessus !

Elisa : On a adopté son doudou avant elle, en fait. Elle avait un doudou. On se l'est échangé.

Lucie : Non, non, mais moi je ne me souviens pas trop, mais... Bon, après on a plein de souvenirs d'enfance, c'est sûr, mais alors la première fois, non... Tu nous poses une colle, là.

Elisa : En fait, on a habité toutes à une rue d'écart. Ensuite, j'ai déménagé dans l'immeuble de Lucie. Juliette a déménagé dans la même rue. Et aujourd'hui, Lucie a déménagé à Paris. Et nous, on habite dans le même immeuble avec Juliette. Voilà.

Juliette : Toujours à Saint-Denis. On a grandi à Saint-Denis dans le 93. Et pour Elisa et moi, on y vit toujours.

On signait L.E.J. parce que c'était trop long d'écrire Lucie, Elisa, Juliette. On n'a jamais changé et c'est devenu ça. Et après, il a fallu se battre entre les Elidji, Eludji, Elidja. On nous a déjà appelées Elidja.

C'est vrai que L.E.J ça fait très groupe de rap

 Elisa : Lourd !

Lucie : Mais on est un groupe.

Juliette : À partir du CM1 pour Elisa et CM2 pour Lucie et moi, on a fait une école à horaires aménagés, donc c'était pas la même mais c'était le même principe, où le matin on faisait des cours normaux. et l'après-midi on faisait de la musique en fait donc c'était au conservatoire où pour Lucie et Elisa la maîtrise de Radio France donc on a eu un parcours, une éducation musicale complète on a fait du solfège, de la chorale, de l'harmonie et des instruments, du piano, du chant et du violoncelle pour moi donc ça c'était jusqu'en terminale en fait Et puis du coup on a eu directement l'habitude de chanter ensemble, de jouer ensemble et c'est pour ça aussi que maintenant je pense que ça match, c'est qu'on a vraiment évolué musicalement ensemble aussi.

Elisa : Même quand on n'était pas dans les mêmes projets musicaux, on faisait toujours appel aux autres, en fait, toujours, toujours. Et le fait de faire un groupe, on ne s'est jamais dit, ben venez, on fait un groupe, en fait. C'était à la suite d'un concours lancé par le groupe Tryo. C'est Juliette qui nous a dit, venez les meufs, on participe. Et à partir de ce moment-là, en fait, à partir du moment où on est montées sur scène avec Tryo, on s'est dit, mais c'est complètement évident, en fait, de faire de la musique toutes les trois. Pourquoi on n'y a pas pensé plus tôt ? Et à partir de là, ça s'est lancé.

Lucie : Après, au niveau chant, Elisa et moi, du coup, on a fait la même école de chant et on chante toutes les deux depuis... qu'on a huit ans quoi et très vite quand même enfin en tout cas moi pour ma part c'était si je chante plus tard enfin je veux chanter plus tard et je veux chanter avec Elisa quoi c'était moi de chanter toute seule ça me paraît impossible quoi et alors qu'avec Elisa bah. Voilà quoi c'est évident.

Elisa : Il n'y a pas un jour où on ne se parle pas donc je pense que même si on habitait loin les unes des autres bon ça pourrait pas durer trop longtemps faudrait quand même qu'on puisse se voir au moins toutes les deux semaines parce que sinon je fais une overdose de manque mais... Une overdose de manque de vous, oui, ça peut arriver. 

Lucie : C'est mignon. C'est vraiment le monde des bisounours chez Elisa. J'adore !

Juliette : Avec toute cette formation classique qu'on a eue pendant longtemps et puis le fait qu'on vienne de Saint-Denis et puis que de toute façon on écoute la musique actuelle et la musique urbaine donc en fait je pense que toute notre base musicale et toutes nos influences en fait elles se trouvent entre ces deux choses là ce qui est un peu on peut dire la musique profane, la musique sacrée et c'est ça qu'on aime justement c'est mélanger, faire un hybride de toutes les choses.

Lucie : C'est ça et en fait finalement c'est pas vraiment une volonté qu'on a par exemple d'avoir des influences classiques et tout c'est que c'est vrai que nous notre manière de chanter avec Elisa déjà elle est un peu classique même si on chante parfois du rap parfois des morceaux actuels et tout, on a un son quand même de voix qui est très... qui est emprunt à la musique classique parce qu'on a grandi dans ça. Et puis Juliette avec le violoncelle, forcément le violoncelle c'est un instrument qui est hyper noble, qui est musique classique à fond. Et du coup c'est vrai que quand on joue toutes les trois avec le violoncelle en seule base instrumentale, il y a un côté très classique. Et c'est vrai que comme elle disait, avec nos influences, on a des flows parfois un petit peu plus actuels.

Elisa : Pourtant on adore la variet’ à l'ancienne en vrai, mais c'est vrai que c'est un langage qu'on n'utilise plus. Même quand tu regardes des films des années 20, des années 50, ils ont une manière de parler. On se dit, mais il y a 200 ans entre nous, c'est incroyable.

Juliette : Ce qui est important dans notre génération, c'est qu'on porte de moins en moins de jugements justement sur ce qui est populaire, ce qui ne l'est pas, ce qui plaît à la masse, ce qui est indépendant. Et justement, c'est ça qui est important aussi, c'est qu'on arrête de juger les uns les autres. C'est que maintenant, les très grosses têtes populaires sont aussi bien aimées par les gens qui écoutent des musiques peut-être plus pointues. Et ça, c'est bien.

Lucie : Là, on est sur notre album de composition et on adore faire des compos, mais on aime aussi beaucoup faire des reprises, toujours. Et du coup, pendant cette période où on était à la maison, on en a profité pour... On n'était pas ensemble, du coup, c'était très triste, mais on n'était pas ensemble. Du coup, on a essayé de faire de la musique à distance. Donc au début, c'était un peu périlleux. On a mis un peu de temps pour se caler, genre comment on peut faire et tout. Et puis, finalement, il est né pas mal de petites reprises qu'on a kiffé faire et qu'on a fait avec les moyens du bord.

Vous avez repris Soussou, du Jul.

 Lucie : On a repris du Jul, qui aurait cru ? Pas Juliette. Je rigole.

Juliette : Je me suis bien marré à le faire ! On a kiffé. On a vraiment kiffé Jul, franchement j'ai trop kiffé.

Elisa : Moi du coup j'ai découvert en vrai plus le personnage à ce moment-là. J'ai kiffé reprendre ce son. C'est vrai que je pense que même les gens qui nous suivent, comme ceux qui ne nous suivent pas mais qui connaissent que les mash-ups de notre travail et pas forcément les compos, je pense que personne ne s'attendait à ce qu'on reprenne du Jul en vrai, enfin ceux qui nous suivent. Donc on s'est dit quitte à reprendre du Jul, autant vraiment essayer de faire un truc hyper original et du coup c'est pour ça qu'en fait toute l'instru de ce morceau, toute la prod, elle est faite qu'avec des trucs qu'on avait chez nous. Donc des noix de coco, des verres, taper sur une table pour faire un kick, de l'aluminium pour faire un shaker et vraiment Elle s'est tapé des énormes barres à faire ça, c'était génial.

Juliette : Ma mère elle a surkiffé, elle s'est tapé des barres de rire. Ma mère kiffe Jules. C'est improbable mais...

 Lucie : Tout le monde kiffe Jul. Ouais alors maintenant je sais pas si on a toujours la pression mais je me souviens que quand on a eu la Victoire de la musique genre les festivals qui ont suivi genre trois mois après ouais en plus on avait recommencé avec Solidays je crois limite et on était là on est arrivées en mode ok là on a eu une révélation scène.

Elisa : On va tout casser !

Lucie : Là il y a plus de... ouais là c'est pression mais oui forcément...

Elisa : En fait c'est un peu à double tranchant c'est que à la fois ça met une énorme pression parce que du coup on se dit ok on a eu cette victoire là donc faut continuer à la mériter quoi faut continuer à vraiment essayer de tout péter sur scène et à la fois Je crois que les victoires, ça te donne un peu le tampon validation. On s'est dit, ok cool, ça veut dire qu'on mérite et qu'on a le droit d'être là. Parce que se faire un succès sur des reprises, c'est toujours un peu compliqué à défendre, c'est normal. Et là, on s'est dit, ok, sur scène, c'est ça qu'on préfère faire de la scène. Donc c'était le meilleur truc pour nous pour se sentir droit dans nos basques.

Juliette : Passé un an, un an et demi en tournée aussi donc c'est vrai que c'était aussi de se dire bah ça nous donnait aussi la force de vouloir continuer et déjà qu'on avait adoré faire toute cette tournée là on s'est dit bah ok c'est oui comme tu dis c'est c'est notre place, on est légitime de refaire et d’évoluer, se développer et aller encore plus loin plus loin pour montrer que voilà... on l'a fait.

C'est quoi les trucs dont vous êtes les plus heureuses toutes les trois, jusqu'à maintenant ?

Juliette : Faire de la musique, c'est notre métier.

Elisa : Pouvoir faire de la scène ensemble c'est incroyable. 

Lucie : Et puis ouais et puis enfin ouais ça c'est clair mais aussi que c'est aller aussi loin quand même en fait c'est ça parce que faire de la musique son métier enfin là à cette échelle de faire des festivals avec des quarante mille personnes devant toi où en plus enfin pareil enfin voilà... L'année dernière quand on a fait Lollapalooza il était 14h30 quand on était sur scène. Il était 15h45. Il y avait trente mille personnes, 15h45. C'est incroyable. On a fait quand même 4 Olympia complets. C'est des choses... C'est même au-delà de faire de la musique son métier.

Elisa : C'est du rêve.

Lucie : En vrai, ce n'est même pas de faire son métier et de gagner sa vie. Faire ça même sans gagner sa vie, c'est trop bien. C'est ouf. Je sais pas comment dire.

Elisa : Non mais en fait, c'est exactement ce que tu dis. Je viens de me rendre compte que quand tu parlais des festivals, j'ai dit mon rêve. Et du coup, je me rends compte que c'est des choses qu'on a vécues. qu'on a vécu il y a encore quelques mois, que j'espère on va revivre avec ce nouvel album. Et même si on est déjà en train de le vivre, c'est encore un rêve. Enfin dans le sens où, tu vois, c'est jamais réel de faire ce genre de trucs. Enfin moi vraiment je peux me rêver tous les matins et me dire mon rêve c'est de faire un festival avec 40 000 personnes. Ouais mais tu l'as déjà fait ! Ouais mais c'est quand même mon rêve en fait.

Lucie : Ça c'est des choses en fait auxquelles tu t'habitues jamais en fait, la scène, le monde. les gens qui viennent te parler, qui disent qu'ils aiment ta musique ou ils aiment pas ta musique mais là maintenant ils l'aiment parce qu'ils t'ont vu sur scène. Enfin ça c'est des choses que tu t'habitues jamais en fait à ces compliments. Et ça c'est bien en fait. En tout cas je ne sais pas si on s'habitue mais je pense pas.

Elisa : J'espère qu'on ne s'habituera jamais parce que du coup ça fait que vraiment chaque moment passé sur scène il est encore plus fort que le précédent.

Et maintenant, après les reprises, un album ?

Elisa : L'album s'appelle Pas Peur. Il y a 16 titres, 5 featurings avec des gens qu'on aime de ouf, et il est dans tous les bacs.

Lucie : Maintenant, c'est ça en fait qui est cool, c'est que c'est aux gens de se l'approprier, et maintenant il est plus entre nos mains quoi. Maintenant c'est bon, nous on a fait notre taf, entre guillemets.

Elisa : Nous on a qu'une hâte, c'est de pouvoir aller le défendre sur scène.

Lucie : Allez, hâte que les concerts reprennent.

Elisa : C'est un album sur lequel on ne s'est pas pris la tête dans le sens où on s'est pas mis de barrière vraiment, on s'est pas trop posé de questions. On a vraiment dit ce qu'on avait à dire et comme on voulait le dire surtout.

Juliette : On a pas fait trop de détours. Les featuring on les a fait avec vraiment des personnes qu'on admire, qu'on connaît depuis longtemps, c'est des potes, c'est... des gens qui nous ont aidés à créer. Donc il y a Kemler avec qui on a écrit, qui est un rappeur de Marseille. Il y a Youssoupha, qu'on connaît. Il y a Chilla, Bigflo & Oli et Fakear. Du coup, le seul qui n'est pas trop dans la musique urbaine, mais plutôt dans la musique électro. Et ouais, c'est vraiment des gens avec qui on ne s'est jamais posé la question de se dire quelle feat on pourrait faire et tout ça, c'était plutôt instinctif. Ces personnes-là, on adore ce qu'ils font. Il y a un match qui se crée musicalement et du coup, ça se fait tout naturellement.

 

Lucie : C'est des gens qui ont toujours des idées, mais... Enfin, voilà, ils ont des idées toutes les deux minutes, quoi. Donc, en fait, c'est hyper enrichissant de travailler avec des gens comme ça, parce qu'en plus, ils n'ont pas honte, donc ils donnent des idées, des idées, des idées, et le ridicule ne tue pas, tout ça. Enfin, eux, ça fait partie, je pense, de leur valeur et tout, donc, en fait, de donner, et en fait, bam, après, on peut tous rebondir. Même une idée qui est pas bonne, en fait, finalement, si Juliette, ça va la faire penser à quelque chose d'autre, et du coup, ça va mener à... Je sais pas, c'est hyper intéressant, moi j'adore travailler avec plein de monde quoi, je trouve ça hyper enrichissant.

Elisa : C'est vrai que le processus de cet album là était vraiment différent du précédent parce que Poupée Russe on l'a écrit à quatre avec notre manager et ensuite avec Waxx et ses deux associés donc c'était le même noyau tout le temps et comme on était tout le temps tous dans la même bulle c'est difficile de prendre du recul et là c'est vrai que Il y avait, en fait, dans chaque pièce, à chaque résidence qu'on a faite pour cet album, dans chaque pièce, il y avait de la musique différente. Donc si à un moment je butais sur un morceau, je changeais de pièce, c'est Juliette qui venait prendre ma place, qui trouvait une nouvelle idée pour le morceau. Et surtout ces gens-là, enfin, Youssoupha, Kemler, Nazim, c'est des gens qui ont été capables de mettre en forme très vite ce que nous on avait dans la tête et qu'on n'arrivait pas forcément à exprimer. Je me souviens d'un jour où j'ai vraiment bloqué pendant je ne sais pas combien de temps sur une ligne mélodique. Et en fait, cette ligne mélodique, elle est devenue hyper fluide à partir du moment où il y en a un des deux qui l'a écouté qui a fait ça c'est vachement bien et si tu mets ta mot dessus ça sonne et la chanson elle est née quoi et vraiment c'est et surtout c'est ce que disait Lucie c'est en plus de c'est des gens qui ont des idées à la seconde et ils s'en foutent ils ont pas peur du ridicule et surtout ils ont pas d'ego dans le sens où leur ego ils le mettent uniquement au service de la musique et donc ils vont jamais prendre la mouche quand on leur dit ça ça me plaît pas moi je suis arrivé avec tel morceau qu'est ce que ça qu'est ce que tu penses de ça je préfère à l'autre truc enfin c'est tellement reposant en fait de bosser avec des gens que t'as pas peur de froisser.

 Juliette : On raconte le harcèlement de rue, les mecs lourds... On en parle encore, on a créé La Dalle en 2015, même en 2014, mais on l'a publiée en 2015, c'est toujours d'actualité, c'est un peu dommage, mais en même temps... on est toujours là à en parler et tant que ça n'aura pas changé, on va continuer d'en parler.

Elisa : C'est exactement ça. Tant qu'il faudra parler de ce genre de choses, on en parlera. En fait, on arrêtera juste d'en parler le jour où on ne le vivra plus. Mais moi, perso, en tant que femme, le jour où je n'aurais pas peur de marcher dans n'importe quelle rue à 2h du mat' toute seule en jupe, j'irais faire la javanaise, c'est un truc de fou. Mais du coup, tant que je ne me sentirais pas... La javanaise ! On voit un peu les références. Mais tant qu'il faut en parler, on en parlera après. En fait c'est ça le truc, c'est qu'on s'est jamais dit il faut faire une chanson féministe. On ne s'est jamais dit ça parce que c'est tellement... C'est des sujets dont on parle tous les jours, c'est des choses qu'on vit tous les jours. Ce morceau est né et on s'est pas dit super c'est un morceau féministe. On s'est dit bah c'est juste un morceau qui dit ce qu'on pense en fait. Donc voilà. Et on continuera à marcher comme ça je pense très longtemps.

Juliette : On s'engage en tant que personne et en tant qu'amies et en tant que groupe et forcément c'est toujours bien de pouvoir dire des choses quand on a de la visibilité. Si on peut faire passer un message qui soit bienveillant, autant le faire et autant ne pas se priver. Après c'est difficile de l'intégrer à son art, à des chansons parce que c'est par rapport à la manière de le dire qui est le plus compliqué. Nous on essaye quand même à chaque fois sur nos textes justement d'avoir au moins deux lectures pour que ça soit vraiment le plus ouvert possible à la compréhension. Et sur plein de chansons, justement, on essaie de trouver cette petite touche de second degré ou d'image, de métaphore et tout ça, pour pas que ça soit non plus trop lourd quand on veut parler de sujets un petit peu lourds. Après, le féminisme, oui, on parle de féminisme. Je pense que maintenant, c'est plus un gros mot. mais on espère que bientôt ce sera plus être féministe mais juste être normale en fait que de vouloir l'égalité entre les hommes et les femmes. Après c'est bien parce que là justement il y a plein d'artistes femmes qui sont sur le devant de la scène en France ou même dans le monde entier. Et oui on en profite pour dire ce qu'on pense et dire ce qu'on a vécu, les discriminations qu'on a pu subir comme beaucoup. Je pense que toutes les femmes se sont déjà senties discriminées par rapport juste au fait d'être femme. Donc oui, on peut en parler comme ça en interview. Après, en chanson, c'est toujours un peu plus délicat d'en parler. Mais oui, je pense que c'est une bonne force, c'est une bonne puissance qui se dégage de cette énergie-là.

Retrouvez toutes les interviews de Toki Woki en vidéo sur france.tv/idf

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