VIDEO. Contre l'inflation et pour une meilleure rémunération des agriculteurs : une vente directe de produits du terroir

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Contre l'inflation et pour une meilleure rémunération des agriculteurs et des éleveurs : une vente directe de produits du terroir - reportage de sophie Bechir et Tania Watine ©France 3 PIDF

Charcuterie, fruits et légumes, à la gare de Trappes dans les Yvelines, une vente à prix coûtant, c'est-à-dire sans la marge des distributeurs est organisée. À la clef, un gain d'argent pour les agriculteurs et de pouvoir d'achat pour les foyers les plus modestes.

Depuis le Gers, Lucie Lafforgue a parcouru plus de 700 kilomètres pour venir vendre sa production, ici, à Trappes. Une vente directe qui lui permet de choisir librement ses prix. Comptez 1 euro les trois salades contre 1,49 euro la pièce en grande surface. "On fait 70 heures nous, les agriculteurs, par semaine et moi je ne touche que 900 euros par mois donc c'est vrai qu'on fait un travail, on fait des heures mais on n'a pas le revenu qui va derrière" reconnaît l'agricultrice.

Une vente plus économique aussi pour les consommateurs qui viennent également à la recherche de produits de qualité. "Je suis venue parce que je veux des fruits et légumes frais qui viennent de quelqu'un qui récolte en France plutôt que d'avoir des produits d'Espagne" affirme une habitante. "Il faut soutenir un peu quand même les producteurs parce que c'est vrai que par rapport aux gros groupes les tarifs ne sont pas du tout les mêmes" reconnaît un client.

Producteurs et clients, tous sont gagnants

Au total, une quinzaine de producteurs venus de toute la France ont participé à cette vente directe. Une action militante à l'initiative de la CGT Cheminot et des syndicats agricoles pour défendre le pouvoir d'achat de tous les consommateurs.

"Les gens des quartiers populaires viennent ici à la rencontre de cette paysannerie familiale, ces deux mondes qui ne se connaissaient pas en fait et qui ont finalement le même ennemi, c'est-à-dire la grande distribution qui vole les paysans et vole les consommateurs et donc, des intérêts convergents." d'après Matthieu Bolle-Reddat, secrétaire CGT Cheminot de Versailles.

Solidaire mais aussi écologique, la vente directe permet d'éviter les intermédiaires, en France 2/3 des légumes vendus sont importés.

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