VIDEO. Et si vous aviez le pouvoir de sauver des vies ? Le SAMU à la recherche d'assistants de régulation

durée de la vidéo : 00h02mn55s
VIDEO. Et si vous aviez le pouvoir de sauver des vies ? Le SAMU à la recherche d'assistants de régulation ©France 3 PIDF

Le SAMU manque d'assistants de régulation pour répondre à celles et ceux qui appellent le 15. Le ministère de la Santé vient de lancer une grande campagne de recrutement.

La pièce ressemble à s'y méprendre à un centre de régulation du SAMU, pourtant, il s'agit bien d'une école. Casque sur la tête, une jeune élève apprend à répondre aux appels et à prodiguer les bons conseils. "L'objectif pédagogique c'est vraiment de les amener au plus près de la réalité (...) on leur apprend à écouter surtout, à écouter l'autre, être dans l'empathie, poser les bonnes questions pour donner le maximum d'informations au médecin" explique Yves Segue, cadre de santé et formateur au centre de formation des régulateurs médicaux. 

Mise en place il y a quatre ans, cette école d'assistants régulateurs médicaux est unique dans la région. Les huit SAMU d'Île-de-France coordonnent l'enseignement prodigué aux élèves. Les logiciels sont ceux des centres de régulation, les scénari sont basés sur des faits réels. "Les qualités incontournables ce sont des qualités relationnelles, des capacités organisationnelles, des capacités cognitives à savoir analyser les situations d'appels" résume Florence Pelletier, cadre de santé et formatrice au centre. 

Des centres d'appels sous tension 

Les élèves effectuent 750 heures de stage au cours de leur formation de 11 mois. Beaucoup sont réalisées à l'hôpital Avicenne de Bobigny au SAMU 93, l'un des plus importants de la région. Avec 700 000 appels par an et 250 000 patients pris en charge, il fonctionne 24h/24h et a recours à 23 assistants régulateurs médicaux par jour.

"Quand vous appelez le 15, vous tombez d'abord sur ce qu'on appelle une ARM, une assistante de régulation médicale. Elle est chargée de prendre les coordonnées du patient pour savoir où envoyer les secours et d'évaluer la gravité de l'appel" précise le professeur Frédéric Adnet, chef du SAMU 93. 

Pour Sabrina Hamzaoui, ARM au SAMU 93, c'est évident, "il nous faut du monde en plus. Il en manque encore au moins une bonne dizaine". Selon le ministère de la Santé, entre 2 000 et 3 000 postes sont à pourvoir pour couvrir l'ensemble de ce service d'accès aux soins. L'objectif est de désengorger les urgences en orientant le besoin médical en amont. 

Retrouvez tous vos reportages sur idf.france3.fr

L'actualité "Économie" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
choisir une région
Paris Ile-de-France
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité