Yuriy, passé à tabac en janvier, entendu pour la première fois par les policiers

L'adolescent Yuriy, dont le passage à tabac mi-janvier sur la dalle de Beaugrenelle à Paris avait suscité un fort émoi, a été pour la première fois entendu par les policiers mercredi. Il a évoqué un affrontement précédent qui expliquerait son agression.

L'adolescent a affirmé qu'il avait eu un différent 5 jours plus tôt qui serait à l'origine de son agression.
L'adolescent a affirmé qu'il avait eu un différent 5 jours plus tôt qui serait à l'origine de son agression. © Thomas COEX / AFP

Pour la première fois, Yuriy, l'adolescent de 15 ans violemment tabassé en janvier dernier, a livré sa version des faits à la police. Il a été entendu ce mercredi pendant 1h30 selon des informations de BFMTV, confirmée par sa famille et son avocat, Me Francis Szpiner.

Le jeune homme a ainsi évoqué un affrontement datant du 10 janvier qui est, selon le parquet de Paris, à l'origine de la rixe au cours de laquelle il a été passé à tabac, cinq jours plus tard. Me Szpiner n'a pas souhaité commenter l'état de santé du jeune homme qui avait été hospitalisé dans un état grave.

Six des onze jeunes incarcérés

Onze jeunes sont mis en examen dans ce dossier, la plupart mineurs et domiciliés à Vanves (Hauts-de-Seine), au sud de Paris. Présentés à un juge d'instruction fin janvier et début février, ils sont poursuivis, selon les cas, pour tentative d'assassinat ou vol avec violences et participation à une association de malfaiteurs.

Six de ces jeunes sont incarcérés dans cette affaire de violences entre adolescents issus de quartiers rivaux, qui avait eu lieu sur la dalle de Beaugrenelle, le toit aménagé d'un centre commercial du XVe arrondissement, et révélée une semaine plus tard par la diffusion d'une vidéo.

Cette affaire, qui a suscité l'émoi au sein de la classe politique et chez plusieurs célébrités, a braqué les projecteurs sur les phénomènes des bandes dans la capitale. Cette semaine, des rixes entre bandes de jeunes en Essonne ont fait deux morts, un adolescent mardi et une collégienne de 14 ans lundi.

Depuis cinq ans, le nombre de bandes apparaît cependant stable, tant sur l'agglomération parisienne que sur la capitale, souligne-t-on de source policière, en précisant que "46 bandes actives" ont été recensées, dont "15" à Paris.

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