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Les policiers manifestent sous les fenêtres de Christiane Taubira

7.000 policiers ont manifesté devant le ministère de la Justice, place Vendôme, à Paris, le 14 octobre. / © IAN LANGSDON/EPA/MaxPPP
7.000 policiers ont manifesté devant le ministère de la Justice, place Vendôme, à Paris, le 14 octobre. / © IAN LANGSDON/EPA/MaxPPP

Les syndicats policiers appellaient à un "rassemblement" mercredi midi devant le ministère de la Justice pour l'un des leurs grièvement blessé, un événement rarissime pour des forces de l'ordre "à bout", entre menace d'attentats et crise migratoire.

Par France 3 Paris Île-de-France

Les syndicats, dont les responsables doivent s'exprimer sur place à 13 heures, entendent protester après que l'un des leurs a été grièvement blessé par un malfaiteur en cavale, lors d'une fusillade en Seine-Saint-Denis la semaine dernière, mais leurs doléances vont bien au-delà.

"Les policiers, héros du mois de janvier" après les attentats "sont devenus les oubliés de la République", tonne Jean-Claude Delage pour Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix. Nicolas Comte, pour Unité-police SGP, évoque un "état de fatigue préoccupant". "Un ras-le-bol, une perte du sens du métier", renchérit Patrice Ribeiro de Synergie, deuxième syndicat d'officiers.

Les policiers pointent une "explosion des violences"​

Tous pointent une "explosion des violences", un "manque de moyens", des "missions peu claires", une "absence de réponses pénales" qui les conduit à appeler unanimement à se rassembler place Vendôme sous les fenêtres de Christiane Taubira et devant les tribunaux en province, ravivant la guerre police/justice. 

Et les sollicitations ne risquent pas de diminuer dans les prochains mois, avec deux événements annonciateurs d'une sécurité maximale : la conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP 21) au cours de laquelle les représentants de 195 pays sont attendus à Paris début décembre, et l'Euro-2016 de football (10 juin-10 juillet).

 

"Récupération corporatiste" selon le syndicat de la magistrature

Pour le collectif Liberté Egalité Justice, dont est membre le syndicat de la magistrature, "refuser les permissions de sortir, c'est vouloir maintenir les personnes détenues en dehors de la société", indique-t-il dans un communiqué. Selon le collectif, les syndicats de policiers "tentent d'attribuer à l'institution judiciaire la responsabilité du geste d'un individu". "Cette récupération corporatiste (...) ne résiste pas à l'analyse."

 

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