Les réquisitions de personnels reconduites sur trois centres de traitement des déchets en Île-de-France

L’usine de traitement des déchets de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis (illustration). / © PHILIPPE LOPEZ / AFP
L’usine de traitement des déchets de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis (illustration). / © PHILIPPE LOPEZ / AFP

La préfecture de police de Paris a décidé de reconduire les réquisitions de personnels sur trois sites de traitement des déchets, jusqu’au vendredi 21 février. Les centres d’Issy-les-Moulineaux, de Saint-Ouen et d’Ivry-sur-Seine sont concernés.

Par France 3 PIDF

Face aux perturbations qui touchent le traitement des déchets en région parisienne, la préfecture de police de Paris a annoncé jeudi reconduire les réquisitions de personnels pour une semaine, à partir de ce vendredi 14 février et jusqu’au vendredi 21 février inclus. Trois sites sont concernés : Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis et Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne.
D’après la PP, « la collecte de près de 6 000 tonnes quotidiennes de déchets générés par 6 millions d’habitants situés à Paris et dans sa proche couronne » est perturbée par le mouvement de grève en cours contre la réforme des retraites. « Pour faire face au risque d’accumulation d’ordures sur la voie publique ou dans les camions bennes en attente de déchargement, le préfet de Police a pris plusieurs arrêtés de réquisition des personnels du Syctom (le Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères) et fait débloquer chaque jour ses sites ainsi que ceux de la Ville de paris abritant les camions bennes chargés du ramassage des ordures », explique le communiqué.

Une espérance de vie réduite de sept ans par rapport à la moyenne nationale pour les éboueurs

La préfecture de police de Paris justifie ainsi sa décision en évoquant les « risques sanitaires liés à la présence de déchets sur la voie publique », et la « continuité du service de gestion des déchets » afin d’« éviter des atteintes graves à la salubrité publique ».
Pour rappel, les éboueurs ont une espérance de vie réduite de sept ans par rapport à la moyenne nationale. Le projet de réforme des retraites du gouvernement prévoit pourtant de supprimer la reconnaissance de la pénibilité de leur métier, qui leur permet actuellement de prendre leur retraite anticipée, selon Natacha Pommet, secrétaire générale de la fédération CGT des services publics.
 

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