Le cri d'alarme du personnel du centre hospitalier Sud Seine-et-Marne

Le personnel du centre hospitalier Sud Seine-et-Marne tirent la sonnette d'alarme sur une prochaine réorganisation. (Photo d'illustration) / © JEFF PACHOUD / AFP
Le personnel du centre hospitalier Sud Seine-et-Marne tirent la sonnette d'alarme sur une prochaine réorganisation. (Photo d'illustration) / © JEFF PACHOUD / AFP

Déjà l'objet d'une large fusion entre les villes de Fontainebleau, Nemours et Montereau, le centre hospitalier Sud Seine-et-Marne va être à nouveau réorganisé. En perspective, la suppression de certains services qui seront cédés au privé.

Par Farid Benbekaï avec MT

Des mois que la colère couve au centre hospitalier Sud Seine-et-Marne. Une colère désormais affichée dans les rues de Fontainebleau où les agents manifestent. Leurs trois hôpitaux viennent à peine de fusionner qu'un nouveau plan d'économie est annoncé.

"On nous demande de faire des choses, mais on ne nous donne pas les moyens pour le faire. C'est une véritable souffrance psychologique et physique. Tous les corps de métier sont aujourd'hui unis", explique Salim Boukhellouf, infirmier de bloc opératoire.
 
 

Système d'astreinte à domicile


Fontainebleau, Nemours et Montereau-Fault-Yonne : trois établissements en un, confrontés à des difficultés financières. L'audit commandé par la direction propose donc une solution douloureuse, à commencer par l'externalisation de certains services. Mais ce que redoutent le plus ces agents, c'est un système d'astreinte à domicile dangereux pour les patients selon eux :

"Sur une urgence maternité, il faut un délai de moins de 10 minutes pour extraire le bébé. Si l'on est chez nous, forcément, il y a aura un délai beaucoup plus long. C'est une perte de chance et pour le bébé, et pour la maman", explique une infirmière. Leur désespoir, certains le crient même sur internet. "Cela fait 23 ans que je travaille à l'hôpital. Je touche 1460 euros et au bout de 23 ans, et on nous dit que c'est fini, que l'on a plus besoin de moi."

"On veut dire à la ministre qu'il faut qu'elle arrête ce massacre du service public", se désespère Dominique Lecerf, membre de l'intersyndicale.

L'Agence Régionale de Santé (ARS) n'a pas souhaité répondre à nos questions. Juste affirme-t-elle vouloir assurer la viabilité économique du centre hospitalier.
 

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