Prix de l'énergie : l’usine William Saurin de Saint-Thibault-des-Vignes suspend son activité face à l'inflation

Le groupe Cofigeo, qui possède William Saurin, va arrêter provisoirement 80% de sa production à partir de ce lundi 2 janvier, face à la flambée du prix de l’énergie. Le site de Saint-Thibault-des-Vignes, en Seine-et-Marne, est concerné.

200 salariés au chômage partiel. Dès ce lundi 2 janvier, l’activité de l’usine William Saurin de Saint-Thibault-des-Vignes est suspendue. Cofigeo a annoncé l’arrêt temporaire de la production sur quatre de ses huit sites en France, face à la hausse des prix énergétiques. Soit 80% de la production du groupe agroalimentaire, qui fabrique des plats préparés (William Saurin, Garbit, et Roquelaure ou encore Zapetti).

La mesure aura un impact sur 800 des plus de 1 200 salariés du groupe qui se verront appliquer un accord d'activité partielle de longue durée (APLD). "L'objectif est que ça dure le moins longtemps possible" mais "on ne peut plus subir des vagues d'inflation qui finissent par nous submerger", a déclaré Mathieu Thomazeau, le président de Cofigeo.

Une "hausse spectaculaire des coûts d'énergie" et "des matières premières alimentaires et industrielles"

La décision a été prise pour "faire face à la hausse spectaculaire des coûts d'énergie (gaz et électricité nécessaires à la cuisson et à la stérilisation des plats cuisinés), qui seront multipliés par 10 dès le début de l'année", indique dans un communiqué le groupe. Le communiqué cite aussi l'inflation "des matières premières alimentaires et industrielles" utilisées par Cofigeo, comme le boeuf, le porc, les tomates, les emballages et le transport.

L’accord d'activité partielle de longue durée (APLD) a été signé avec les syndicats représentatifs "pour protéger les 1 200 emplois et la pérennité des activités du Groupe", ajoute Cofigeo. Les salariés devraient toucher une indemnité d'environ 70% de leur salaire. Au-delà de l’Île-de-France, les sites concernés sont Pouilly-sur-Serre (Aisne), Capdenac (Lot) et Camaret-sur-Aigues (Vaucluse).

Le groupe agroalimentaire Cofigeo espère que cet arrêt "ne dépassera pas un mois"(...)"L'objectif, c'est que la production reprenne le plus tôt possible", a indiqué un porte-parole.



Avec AFP