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Seine-et-Marne - Une centaine d'emplois supprimés avec la fermeture d'une usine Villeroy & Boch

Le site Villeroy & Boch Fliesen de La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne) employait 113 personnes. / © France 3 Paris - Île-de-France
Le site Villeroy & Boch Fliesen de La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne) employait 113 personnes. / © France 3 Paris - Île-de-France

L'usine de carreaux de faïence Villeroy & Boch Fliesen de La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne) va fermer ses portes en octobre laissant 113 personnes sans-emploi faute de repreneur. C'était la dernière entreprise dans ce secteur en France.

Par MT avec NM

L'usine faisait la fierté de ses employés. Et pour cause, elle était la dernière à fabriquer des carreaux de faïence de grand format en France. Faute de repreneur, elle va fermer ses portes en octobre prochain, laissant 113 employés sans-emploi, selon une information du Parisien.

Villeroy & Boch Fliesen a été racheté en 2007 par une holding turque, Eczacibasi avec des ventes surtout axées sur l'étranger : Europe de l'Est, du Nord ou la Turquie. Mais selon la direction de l'entreprise, l'activité n'est plus viable.

"Chaque mois, nous perdons un million d'euros qui partent dans la benne. Si on regarde les 10 dernières années, chaque année il y avait une perte. Cumulée, elles s'élèvent à plus de 100 millions d'euros. La situation n'est plus tenable", affirme Marc Schlett Directeur du site de production.

De mauvais choix stratégiques selon les salariés. Eux estiment avoir fait les efforts nécessaires pour augmenter la productivité. "Il y a 12 ans, on tournait à 98%, maintenant à 95%. C'est phénoménal la progression que l'on a fait. On pourrait encore améliorer notre coût de revient avec des investissements, en modernisant les installations", pense Michel Ouvré Délégué syndical CFTC.
 

Plusieurs fermetures dans le département

Cette annonce de fermeture n'est pas la seule en Seine-et-Marne. Elle fait suite à celle d'Arjowiggins sur le site de Jouy-sur-Morin où 240 salariés ont perdu leur emploi.
De même, aucun repreneur n'a été trouvé mais un groupement de salariés a proposé un projet de SCOP. Ils sont néanmoins confrontés au problème de recherche de fonds : ils doivent trouver 20 millions d'euros pour le faire fonctionner.

Une initiative à laquelle réfléchit la CGT de l'entreprise, mais qui risque d'être confrontée au même problème d'investissement.
 

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