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« Des erreurs ont été faites » reconnaît la mairie de Bobigny, soupçonnée d'emplois fictifs

Le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli (UDI), élu depuis 2014. / © ERIC FEFERBERG / AFP
Le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli (UDI), élu depuis 2014. / © ERIC FEFERBERG / AFP

Mardi, la mairie de Bobigny était visée par des perquisitions dans le cadre d’une enquête soupçonnant des emplois fictifs, menée par le parquet anticorruption. La réponse de la municipalité, mercredi : « Des erreurs ont été faites, elles ont été rectifiées ».

Par PDB/AFP

La Ville de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, vient-elle de faire un mea culpa, ou essaye-t-elle au contraire de se dédouaner ? « Des erreurs ont été faites, elles ont été rectifiées et appartiennent désormais au passé », a reconnu mercredi la municipalité, ciblée par le parquet anticorruption dans une affaire d'emplois fictifs.

La déclaration survient au lendemain de perquisitions menées au sein de l’hôtel de ville, mardi. La mairie a ainsi avancé que « les investigations ont principalement porté sur la situation d'une dizaine d'agents, qui ont pour la plupart quitté la collectivité, et sur les attributions de subventions aux associations depuis 2010 ».

De « nombreuses lacunes ou irrégularités » dans la gestion du personnel

L’enquête préliminaire, dont est chargé le parquet national financier (PNF), a été ouverte après un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) en septembre dernier. Un texte qui, centré la gestion municipale depuis 2010, soulignait de « nombreuses lacunes ou irrégularités » pour ce qui est de la gestion du personnel.

Depuis l’élection du maire UDI Stéphane de Paoli en 2014, la nouvelle équipe municipale est visée par des accusations de clientélisme. La CGT avait notamment critiqué plusieurs embauches qu'elle jugeait être des rétributions pour services rendus pendant la campagne.
 

Des recrutements « dans des conditions irrégulières et à des niveaux de rémunération indus »

La CRC a par ailleurs indiqué que « la commune a recruté à tous les niveaux, y compris sur des fonctions de direction, au moins douze agents contractuels dans des conditions irrégulières et à des niveaux de rémunération indus », et ce entre avril 2014 et mai 2015. Parmi ces postes, la Chambre doutait « de la réalité des fonctions exercées » par deux agents, vu leur absence prolongée à leur poste de travail.

L'embauche de certains responsables associatifs qui avaient « publiquement soutenu la campagne de l'actuelle majorité » avait été également soulignée.
 

Un « ambitieux plan d'actions » mis en place ?

Alors que la CRC recommandait à la mairie « d'adopter des mesures de prévention des conflits d'intérêts », cette dernière assure de son côté qu’un « ambitieux plan d'actions » a été engagé dès janvier 2018. Selon la municipalité, « 8 des 15 rappels au droit émis par [la Chambre] ont été levés ».

A noter qu’en février, la commune voisine de Drancy a de la même manière fait l'objet d'une perquisition dans une enquête pour détournement de fonds publics. Le domicile du président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde avait également été visé.

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