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Etat, élus et partenaires s'activent à faire diminuer les coûts du centre aquatique des J.O 2024

© Martin Bureau/AFP Photos
© Martin Bureau/AFP Photos

L'Etat, les élus de Seine-Saint-Denis, le Comité d'Organisation des Jeux travaillent à l'étude de solutions pour faire diminuer les coûts des installations aquatiques nécessaires aux Jeux Olympiques de 2024

Par Christian Meyze

A l'annonce des premières ébauches de plans pour les installations nautiques nécessaires pour les Jeux Olympiques de 2024, une grande partie des acteurs concernés avaient pointé les coûts prévisibles, mais aussi les probables surcoûts et dérapages qui pouvaient déja se deviner au regard des propositions faites.

L'Etat, avait alors prévenu qu'il ne s'engagerait pas à couvrir des dépassements. Le gouvernement avait haussé le ton pour inviter chacun à reprendre les projets et en faire diminuer les coûts.


Un nouveau projet prend forme

Selon des informations de l'Agence France Presse, ce travaille avance désormais rapidement. Ainsi, dit l'AFP, un nouveau scénario est privilégié qui prévoit désormais un centre aquatique pérenne mais moins cher, avec des bassins démontables pouvant avoir une seconde vie en Seine-Saint-Denis après les JO de Paris-2024.

Dans cette nouvelle projection, le centre aquatique olympique (CAO), dont les risques de surcoûts étaient évidents dans la première mouture, accueillerait désormais le plongeon et le tournoi de water-polo, lequel était initialement prévu sur le site de Marville, à La Courneuve en Seine-Saint-Denis. Ce site serait maintenu pour les entraînements des athlètes et pourrait aussi devenir une fan zone.


Piscines et tribunes démontables

En revanche, les compétitions de natation, qui devaient se dérouler dans le CAO, auraient finalement lieu juste à côté, sur une piscine olympique provisoire entourée de tribunes démontables (15.000 à 17.000 personnes). Autre nouveauté : deux piscines démontables seraient aussi installés pour l'entraînement et l'échauffement des athlètes.
Tous ces équipements provisoires ont vocation à être réimplantés ailleurs en Seine-Saint-Denis.

Ce nouveau scenario rendrait le chantier du Centre Aquatique Olympique, CAO moins lourd et ferait baisser sa facture. Dans la candidature française, le coût du CAO avait d'abord été estimé à 130 millions d'euros, mais les experts avaient alerté par écrit et estimaient que les surcoût feraient doubler ce montant.


Facture allégée

Ce nouveau projet ramènerait ainsi la facture du CAO à 80-90 millions d'euros, à la charge du budget d'investissement des Jeux, financé en partie par l'argent public. Les équipements provisoires seraient à la charge, eux, du Comité d'organisation des jeux (Cojo), financé par les fonds privés (sponsors, CIO, billetterie). 


Validation le 14 juin

Dans cette hypothèse le CAO garderait, après les JO, un bassin de 50 mètres et celui utilisé pour le plongeon (25 m). Au-delà de la pratique en loisir et des scolaires, la Fédération française de natation (FFN) espère en faire un centre d'entraînement, pour la natation et le plongeon de haut niveau.

Les discussions vont se poursuivre entre le Cojo, la Solideo, chargée des grands chantiers des JO, l'Etat et les élus de Seine-Saint-Denis avant une validation prévue pour le 14 juin.

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