Mise en examen d’un père soupçonné de violences irréversibles sur son fils en Seine-Saint-Denis

Le père a été entendu en garde à vue vendredi, après les faits présumés (illustration). / © JOEL SAGET / AFP
Le père a été entendu en garde à vue vendredi, après les faits présumés (illustration). / © JOEL SAGET / AFP

Un homme a été écroué dimanche, soupçonné d'avoir violemment frappé son fils âgé de six ans à Tremblay-en-France, lui infligeant des lésions cérébrales irréversibles. Les violences conjugales ou intrafamiliales sont en forte augmentation depuis le début du confinement contre le coronavirus.

Par France 3 PIDF / AFP

Il est suspecté d'avoir violemment frappé son fils de 6 ans : un père de famille de 45 ans a été mis en examen dimanche pour "violences ayant entraîné une infirmité permanente sur mineur de quinze ans par ascendant", selon le parquet de Bobigny. L’homme a été placé en détention provisoire.

Le père a été entendu en garde à vue vendredi après les faits présumés, survenus plus tôt dans la journée. Ces derniers se sont déroulés dans l’après-midi au domicile familial où résident le couple et ses enfants, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), d’après une source policière.
Selon le parquet, le petit garçon – transporté à l'hôpital par les secours – souffre de "lésions cérébrales irréversibles" qui l'ont plongé dans un état de mort cérébrale. Une information judiciaire, menée par un juge d'instruction, a été ouverte.

Des violences en forte augmentation depuis le début du confinement

Les violences conjugales ou intrafamiliales sont en forte augmentation depuis le début du confinement contre la propagation du Covid-19. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a affirmé jeudi que les violences conjugales avaient augmenté de 36 % dans la zone de la préfecture de police de Paris, dont fait partie le département de la Seine-Saint-Denis.
Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, a ainsi annoncé samedi l'installation de "points d'accompagnement éphémères" dans des centres commerciaux pour accueillir les victimes de violences conjugales, dont les déplacements sont limités et la prise en charge rendue compliquée par le confinement.

"La situation peut dégénérer à tout moment quand on vit avec une personne violente", a souligné la ministre.

Sur le même sujet

Les + Lus