Montreuil : Pétition et mafé solidaire pour les travailleurs du foyer Bara

Publié le Mis à jour le
Écrit par France 3 Paris Île-de-France

Le soutien s'organise autour des travailleurs du foyer Bara. L'Etat demande leur expulsion des locaux de l'AFPA réquisitionnés par le maire. Une pétition demande la levée de cette expulsion, une manifestation de soutien est organisée samedi 27 octobre.

Ils ne sont plus seuls. Après le combat du maire communiste de Montreuil, Patrice Bessac, pour reloger les travailleurs du foyer Bara, c'est au tour de personnalités du monde artistique et politique de se mobiliser.Une pétition demande la levée de l'expulsion des locaux de l'AFPA  réclamée par la Préfecture de Seine-Saint-Denis et entérinée par la justice le 19 octobre dernier. Un relogement provisoire pour 200 travailleurs migrants. La pétition a déjà recueilli 137 signatures et espère arriver à 200.

Parmi les signataires de cette tribune pour "la fraternité, l'humanité et la dignité" figurent des acteurs comme Romane Bohringer, Ariane Ascaride, Reda Kateb; des sportifs tels Lilian Thuram ou Stéphane Diagana ou encore des politiques de gauche Alexis Corbière, Clémentine Autain, Benoît Hamon. Mamoudou Gassama, qui a sauvé un enfant suspendu à un balcon, lui-même ancien occupant d'un foyer de travailleurs à Montreuil a signé cet appel. 

Un mafé solidaire le 27 octobre

Les travailleurs migrants du foyer Bara se mobilisent eux aussi. L'invitation est lancée pour partager un repas traditionnel, le mafé. Une démarche soutenue par la ville de Montreuil.

Le rendez-vous est fixé le samedi 27 octobre à 12h devant les locaux de l'AFPA réquisitionnés par le maire. 
 

Une solution de logement

Les anciens locaux de l'AFPA, réquisitionnés par le maire, doivent subir des travaux afin d'accueillir la Cour Nationale du droit d'asile, déjà située à Montreuil mais dont les bâtiments sont devenus trop petits. Selon la préfecture la réquisition provisoire empêche le début des travaux.

Le problème c'est que les locaux du foyer Bara sont désormais sous le coup d'un arrêté d’extrême urgence pour risque grave de sécurité pris par le maire. En effet, ce foyer est insalubre. Les 200 hommes qui y vivaient ne pourront donc pas le réintégrer.
 
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