Des parents d'élèves interpellent l’Etat sur un « dramatique cri d'alerte » après le suicide d'une directrice à Pantin

L'école a rouvert mardi avec des modalités d'accueil particulières (illustration). / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE LIBERE
L'école a rouvert mardi avec des modalités d'accueil particulières (illustration). / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE LIBERE

Près d’une semaine après le suicide de la directrice d'une école maternelle de Pantin, en Seine-Saint-Denis, les parents d'élèves de l’établissement ont envoyé vendredi une lettre pour alerter le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer.

Par France 3 Paris IDF / AFP

La victime avait envoyé de nombreux courriers mettant en cause l'Education nationale avant le drame. Six jours après la découverte du corps de Christine Renon dans le hall de la maternelle Méhul à Pantin, les parents d'élèves ont adressé vendredi une lettre au ministre Jean-Michel Blanquer pour l'interpeller sur « un dramatique cri d'alerte ».
Le courrier a également été envoyé au recteur, ainsi qu'à l'inspecteur d'académie et de la circonscription. « Le geste de Christine Renon est porteur de messages clairs, ont écrit les parents d’élèves. Nous vous demandons de les entendre et d'en prendre acte, et nous attendons un engagement fort en faveur des écoles de Pantin, des écoles de Seine-Saint-Denis, des écoles des zones sensibles. »

Et de poursuivre : « En dehors de l'émotion, nous vivons l'événement qui secoue notre école aujourd'hui comme un tragique reflet de l'état des écoles de notre secteur et comme un dramatique cri d'alerte sur les conditions de travail des directeurs d'école. »

Des parents d’élèves « bien décidés à poursuivre les combats de Christine Renon »

Les parents d'élèves soulignent aussi l’« instabilité d'un interlocuteur essentiel, l'inspecteur de l'Education nationale », un nouveau « en poste à chaque début d'année scolaire ». Ils pointent aussi du doigt des problèmes liés aux rythmes scolaires, « une grande instabilité dans les équipes d'animation, des changements de personnel très fréquents, en sous-effectif régulier, souvent peu formé ».
« Bien décidés à poursuivre les combats de Christine Renon », ils interrogent Jean-Michel Blanquer : « Quelles solutions pouvez-vous apporter ? », « quelles suites pouvons-nous attendre et dans quels délais ? », « comment les enseignants de l'équipe seront-ils accompagnés et soutenus dans la durée ? ».

L'école, elle, a été fermée lundi. Elle a rouvert mardi avec des modalités d'accueil particulières pour ses 11 classes et 300 enfants scolarisés. Jeudi, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées en hommage à la directrice, quelques heures après le passage du ministre de l’Education nationale venu rencontrer les personnels de l'école.
 

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