Seine-Saint-Denis – Le meurtrier de deux jeunes femmes à Pantin en 2016 condamné à 20 ans de prison

Le parquet avait requis la peine maximale, trente ans de réclusion criminelle. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Le parquet avait requis la peine maximale, trente ans de réclusion criminelle. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

L'agresseur, âgé de 54 ans, a été condamné jeudi à une peine de vingt ans de réclusion criminelle pour avoir poignardé à mort deux jeunes mères de famille à Pantin en 2016. Le parquet avait requis la peine maximale, trente ans de réclusion.

Par MT/AFP

En colère contre le verdict, l'un des frères d'une des victimes a quitté la salle d'audience en claquant la porte. Car la peine est inférieure aux trente années - peine maximale - requise plus tôt par l'avocat général devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis.

L'homme, âgé de 54 ans, a été condamné ce jeudi à vingt ans de réclusion criminelle. Le quinquagénaire, crâne rasé et lunettes en écailles, était jugé pour avoir poignardé en juillet 2016 Chrystelle et Amelle, deux mères de famille âgées de 31 ans, dans la cité des Courtillières à Pantin. La première avait reçu six coups de couteau. La seconde, huit.

Les deux amies d'enfance s'étaient rendues à son domicile pour avoir des "explications" après que la fille aînée de Chrystelle, 9 ans à l'époque et présente dans la salle d'audience jeudi pour le verdict, eut confié à sa mère avoir subi des "attouchements" de la part de l'accusé.
 

"Les familles n'ont pas eu leurs réponses"

Depuis son box, l'accusé a affirmé mardi que les deux femmes l'avaient roué "de coups de pied, de coups de poing" et que, se sentant en danger, il avait décidé de se "défendre", attrapant un couteau dans la cuisine et les poignardant à mort.

Une réaction sans "aucune proportion", selon l'avocat général. "Elles n'allaient pas le tuer, c'est une certitude." Et d'ajouter : "Il n'y a pas une, mais deux victimes. Pas un, mais plusieurs coups de couteau. Il ne leur a laissé aucune chance", évoquant un homme à la "personnalité à risque".

S'il a reconnu sans peine le double meurtre, le quinquagénaire n'a, en effet, pas été en mesure d'expliquer l'extrême violence des faits. "Les familles n'ont pas eu leurs réponses", a indiqué l'avocat général, devant les proches d'Amelle, présents à l'audience pendant tout le procès.
 

La personnalité de l'accusé pose question

Le magistrat a également souligné "le détachement, l'indifférence et la froideur" de l'accusé.

Au moment de son interpellation, juste après les faits, le quinquagénaire, "qui n'avait pas de problèmes psychiatriques, qui était lucide", s'était inquiété de ne pas pouvoir regarder la finale de l'Euro-2016 de football qui avait lieu le soir-même, et avait complimenté une policière en la comparant à une actrice de la série Plus belle la vie.
 

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