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Sur les réseaux sociaux, pour les élections régionales, le FN est le roi du buzz

© MaxPPP
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Le Front National a parfaitement compris le fonctionnement des réseaux sociaux et l'outil de campagne qu'ils représentent aujourd'hui. Pour ces élections régionales, ses candidats sont ceux qui ont la plus forte visibilité sur les réseaux sociaux, loin devant les autres.

Par Christian Meyze

L'agence spécialisée en stratégie de communication numérique "Réputation Squad" publie ce mardi 1er décembre, une étude, sous forme d'un baromètre qui analyse l'activité des têtes de listes aux élections régionales sur les réseaux sociaux.

Et ce que montre, ce que dit ce baromètre est édifiant, riche d'enseignement. Tout habitué des réseaux sociaux a déja constaté, de manière très empirique, l'intense activité des formations politiques qui ne sont pas soit au gouvernement, soit dans l'opposition d'alternance classique (en clair le Parti socialiste ou les Républicains). Ce que montre ce baromètre c'est que désormais, et notamment pour cette campagne des élections régionales, sur les dix candidats têtes de liste qui "buzzent" le plus sur Twitter et Facebook, cinq sont des candidats Front National. Plus que les autres formations politiques et avant les autres pour l'instant, le Front National a compris quel outil constituent les réseaux sociaux.

En politique, il y a un siècle, il y avait ce que l'on appelait "les réunions de préau". Transformées, supplantées après guerre par les les "meetings" aujourd'hui victimes de désaffection. Désormais, c'est sur Twitter et Facebook que se mène une campagne électorale. Et à ce jeu là aujourd'hui, le Front National sait faire puisque, selon Réputation Squad, à elles seules, les têtes de liste du FN génèrent plus d'activité sur les réseaux sociaux que l'ensemble des autres têtes de liste réunis.

Un phénomène qu'Albéric Guigou, co-fondateur de Réputation Squad, attribue à la fois au recours au registre émotionnel, très adapté aux réseaux sociaux, à la forte implication des militants et sympathisants mais aussi et peut-être surtout, au fait que la communication du parti se fonde sur sa conviction d'être exclu des médias nationaux traditionnels. Ce qui aurait donc incité le FN à s'investir très vite dans un outil de communication facile à s'approprier.

A l'heure ou droite et gauche classiques ne savent pas comment combattre le FN et s'interrogent sur l'opportunité ou pas du principe du front républicain, l'enquête est probablement un début de réponse.

Enfin, pour les médias les résultats de ce baromètre sont sans doute aussi à analyser, quand depuis des décennies la présence à l'antenne ou dans les colonnes de la presse écrite est encore fonction, sous l'oeil du CSA, de la seule représentation des partis dans les instances électives de notre démocratie.






 

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