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Therry Solère, porte-parole de François Fillon : « la casse sociale, c’est aujourd’hui que les Français la vivent »

Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de François Fillon, était l’invité de Dimanche en Politique sur France 3 Paris-Ile-de-France. Il a abordé notamment la primaire de la gauche et le programme de François Fillon à travers l'économie et l'éducation.

Par William Van Qui


Sur la primaire de la gauche, Thierry Solère a fait mine de s’interroger sur son utilité. « J’entends et je m’en étonne d’ailleurs, l’idée que le candidat qui gagnerait cette primaire dimanche prochain pourrait ne pas être candidat. Ca me paraitrait quand même être le dernier clou sur le cercueil électoral de la gauche que d’envisager qu’on demande à des millions de Français de se déplacer, de payer un euro pour venir désigner un candidat et que la conséquence de tout ça, ce soit que ce candidat ne soit pas candidat lui-même (à la présidentielle). »

Pour lui, le vrai enjeu est surtout interne au PS : « Le candidat naturel dans une formation politique qui est au pouvoir, c’est le Président de la République, estime-t-il. Et s’il renonce lui-même à défendre son propre bilan, le sentiment c’est que les uns et les autres sont en train d’essayer d’être candidats, dans les primaires ou en dehors des primaires, pour assurer le leadership de l’opposition au lendemain de la prochaine présidentielle. »

Interrogé sur une possible inflexion du programme de François Fillon et l’hypothèse d’une revalorisation du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé (évoquée dans le JDD), il estime que « ce n’est pas un changement. Toute la campagne servira à ça, à expliquer ce qu’on va faire. Toutes les mesures de François Fillon n’ont pas été annoncées à l’occasion de la primaire. C’est un projet qui a été présenté et puis maintenant dans la campagne, on le décline, on l’explique et puis on tord le cou aux caricatures, la caricature qui serait faite en permanence de François Fillon : qu’il serait dur pour les plus fragiles, que ce serait la casse sociale. Mais la casse sociale, c’est aujourd’hui que les Français la vivent. »

Concernant l’investiture de Nathalie Kosciusko-Morizet plutôt que Rachida Dati sur la circonscription de François Fillon, il la justifie par « deux critères très simples : D’abord, il y a une loi qui impose le non cumul des mandats. Rachida Dati, elle est députée européenne et maire du 7ème. Elle a déjà deux mandats, elle ne pouvait pas en avoir un 3ème, et deuxième critère, c’est que Nathalie Kosciusko-Morizet, c’est la présidente du groupe LR au Conseil de Paris, c’est la chef de l’opposition et François Fillon est très heureux d’avoir quelqu’un de féru sur les questions d’écologie et qui soit à Paris en situation de rassembler tout le monde et de permettre un jour aux élections municipales l’alternance. »

Interrogé sur l’ouverture d’Emmanuel Macron et son engagement de réserver 50% des investitures aux législatives à la société civile, il ironise : « Vous avez déjà vu un homme politique qui dit qu’il faut fermer les bras à tout le monde ? »
« Emmanuel Macron essaye, sur la ruine de ce quinquennat de gommer le fait qu’il a été lui-même l’initiateur du projet économique de François Hollande. Il espère que le PS soit dans un tel état de déliquescence que ce soit lui qui soit le candidat de la gauche. Il n’est pas socialiste Emmanuel Macron, il l’a dit. Il est de gauche, il l’a dit aussi. Et il espère la faillite du système d’aujourd’hui et de la primaire socialiste pour être lui-même candidat. »


Pour revoir l'émission intégrale, c'est ici.

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