Un détenu “radicalisé” devant la justice pour avoir tenté d’assassiner deux surveillants de la prison d’Osny

Bilal Taghi (à gauche), en février 2016. / © BENOIT PEYRUCQ / AFP
Bilal Taghi (à gauche), en février 2016. / © BENOIT PEYRUCQ / AFP

Premier jour de procès pour Bilal Taghi aux assises de Paris : l’homme est jugé pour avoir agressé deux surveillants de la prison d’Osny (Val-d'Oise) en 2016, dans le quartier dédié aux détenus "radicalisés".

Par PDB / France 3 Paris IDF / AFP

Il aurait voulu « passer à l'acte immédiatement au nom de Daech » : Bilal Taghi, un détenu de l'unité d'évaluation de la radicalisation d'Osny, dans le Val-d'Oise, est jugé dès ce mardi pour avoir agressé deux surveillants. Une attaque qui a conduit à repenser largement le traitement des détenus « radicalisés » au sein de l'administration pénitentiaire.
Les faits remontent au 4 septembre 2016, vers 15h. Condamné six mois plus tôt pour un départ avorté en Syrie, l’homme de 27 ans, sort de sa cellule pour aller en promenade. Il est soupçonné d’avoir dissimulé un couteau artisanal sous une serviette, avant de poignarder à plusieurs reprises le surveillant Philippe H., entre autres à la carotide, puis de s'attaquer à un second gardien venu en aide.

« Ce n’est pas la France qui m’a trahi mais moi qui ait trahi la France »

Les deux fonctionnaires avaient alors réussi à quitter le couloir et se mettre à l'abri. Les Équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) avaient fini par intervenir à 18h, et maîtriser le détenu en le touchant avec une balle en caoutchouc alors qu’il fonçait vers les agents avec un couteau levé en main.
Bilal Taghi avait reconnu aussitôt avoir voulu tuer un « représentant de l'Etat français » au nom du groupe Etat islamique. « Franchement, il y a des chances que je porte à nouveau atteinte aux intérêts de la France si j'en ai l'occasion », avait-il d’ailleurs annoncé aux juges d'instruction.

L’homme encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Son procès aux assises de Paris est prévu jusqu'au vendredi 22 novembre.

L’intégralité de la première journée du procès, racontée par notre reporter Aude Blacher sur Twitter, depuis le tribunal ►
 

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