Val-d'Oise : trois hommes en garde à vue suite à l'agression d'un père de famille dans une laverie automatique

Trois hommes sont en garde à vue après avoir agressé dimanche, dans une laverie de Soisy-sous-Montmorency dans le Val-d'Oise un père de famille qui avait demandé de respecter le port du masque à un autre client dans ce lieu clos.

Le père de famille a été roué de coups dans une laverie automatique
Le père de famille a été roué de coups dans une laverie automatique © Images vidéo surveillance
Trois hommes ont été placés en garde à vue suite à cette agression. Une première personne a été interpellée mardi après-midi. Deux autres se sont rendues mercredi au commissariat d'Enghien-les-Bains, en charge de l'enquête. L'un d'entre eux est âgé de 23 ans et était accompagné d'un avocat. Les auditions des trois hommes se sont poursuivies hier, mercredi 5 août, en début de soirée.

"Les versions des individus ne sont pas les mêmes. Les auditions vont permettre de déterminer qui a porté les coups", a déclaré une source policière.

Tabassé pour un masque

L'agression a eu lieu dimanche vers 16 heures 45 dans une laverie automatique située dans un quartier populaire de cette ville.
Un père de famille, Augustin M., a été violement agressé devant ses 2 enfants pour avoir demandé à un autre client de porter son masque. Une mesure barrière obligatoire dans un lieu clos. Après une altercation verbale houleuse, le jeune homme non masqué est sorti de la laverie, avant de revenir accompagné de renforts, selon le plaignant. Deux hommes ont alors frappé la victime à coups de batte de base-ball, deux autres à mains nues, selon des images de vidéosurveillance. L'expédition punitive, qui n'a duré que quelques secondes, s'est poursuivie une fois la victime au sol, selon ces images.
           
Augustin M. souffre d'un traumatisme crânien avec une plaie, de contusions et de douleurs lombaires, selon le rapport médical. Il a porté plainte pour violence aggravée.

Cette agression filmée a fait réagir le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui a dénoncé des images "insupportables" et assuré que la police était "mobilisée pour arrêter les auteurs de ces faits odieux". Mardi, la secrétaire d'Etat chargée de l'Education prioritaire Nathalie Elimas s'était rendue de son côté au domicile de la victime.
 
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