Attentat raté de Villejuif en 2015 : les investigations terminées, le procès prévu d’ici 2021

L’attentat manqué de Villejuif remonte au 19 avril 2015. / © DOMINIQUE FAGET / AFP
L’attentat manqué de Villejuif remonte au 19 avril 2015. / © DOMINIQUE FAGET / AFP

Les juges chargés d’enquêter sur l'attentat manqué de Villejuif il y a quatre ans, au cours duquel une jeune professeure de fitness a été tuée, ont terminé leurs investigations. Le procès devrait avoir lieu en 2020 ou 2021.

Par France 3 Paris IDF / AFP

Que s’est-il réellement passé le 19 avril 2015 ? Les investigations sur l'attentat avorté de Villejuif, mené il y a quatre ans, sont désormais terminées. Les magistrats l'ont annoncé le 26 juillet dernier aux parties, ouvrant un délai d'un mois pour leurs observations et pour les réquisitions du parquet national antiterroriste (PNAT).

Reste maintenant au PNAT de donner son avis sur le renvoi ou non aux assises du principal suspect, Sid Ahmed Ghlam, et de sept hommes soupçonnés de lui avoir apporté des armes ou du matériel. Certains pourraient aussi être liés à la mouvance islamiste radicale.

Villejuif, une cible pour le groupe Etat islamique

Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien âgé de 23 ans à l’époque des faits et par ailleurs fiché S pour radicalisation, est soupçonné d'avoir voulu attaquer une église de Villejuif, à l'heure de la messe. Il aurait, selon l’accusation, renoncé à son projet et appelé les secours, après s’être tiré par accident une balle dans la jambe suite au meurtre d’Aurélie Châtelain : une jeune professeure de fitness croisée sur le parking où il préparait son assaut.

Mais le suspect nie ce meurtre. Il assure en effet que la femme aurait été tuée accidentellement par un mystérieux complice, dont lui seul évoque l'existence. Une thèse jugée peu crédible par les enquêteurs. Sid Ahmed Ghlam explique aussi s'être volontairement ravisé et mutilé pour empêcher l'attentat.

Le procès attendu pour 2020 ou 2021

L’homme a ceci dit reconnu avoir été téléguidé par le groupe Etat islamique (EI). La police avait d’ailleurs vite décrypté des échanges menés avec deux donneurs d'ordre de l’organisation, Abou Moutana et Amirouche. Deux noms derrière se cachent des vétérans du jihad d’après les enquêteurs.

Une question reste pour l’instant en suspens : l’affaire de Villejuif s'inscrivait-elle dans un vaste plan d'actions en Europe du groupe jihadiste, avant l’attentat du Thalys en août 2015 et les raids meurtriers du 13-Novembre ? Le procès, en tout cas, devrait avoir lieu en 2020 ou 2021.
 

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