La CGT Energie vote l'arrêt de trois incinérateurs de déchets en Ile-de-France

Le 15 janvier dernier, le site d'Ivry-sur-Seine avait ait l'objet d'un blocage, dans le cadre de la grève contre la réforme des retraites. / © Thomas Samson / AFP
Le 15 janvier dernier, le site d'Ivry-sur-Seine avait ait l'objet d'un blocage, dans le cadre de la grève contre la réforme des retraites. / © Thomas Samson / AFP

La CGT Energie a voté l'arrêt de trois usines d'incinération en Ile-de-France à compter de ce jeudi 23 janvier au soir. Cela menace de "saturer" la chaine de traitement des déchets de 6 millions de Franciliens. 

Par Pauline Thurier avec AFP

La CGT Energie a voté en assemblées générales la mise à l'arrêt de trois usines d'incinération d'Ile-de-France à compter de ce jeudi au soir. Cela pourrait "saturer" la chaîne de traitement des déchets de 6 millions de Franciliens, d'après le syndicat et l'organisme gestionnaire Syctom. 

Six fours sur sept seront mis à l'arrêt, le septième étant en maintenance, "à partir de jeudi 22 heures jusque lundi 22 heures", a indiqué à l'AFP Julien Lambert, membre du bureau de la Fédération Mines et Energie de la CGT.

Les trois centres d'Ivry-sur-Seine, Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen traitent 6000 tonnes de déchets par jour venant des poubelles vertes (non recyclables) des Parisiens et des Franciliens. "Nous avons mené de nombreuses actions comme la réduction du traitement ou de la vapeur destinée au chauffage urbain depuis le 5 décembre (début du mouvement de grève contre le projet de réforme des retraites) mais on parle très peu de nous", constate le syndicaliste. "Là on va plus loin", ajoute-t-il.

Comme l'arrêt des fours prend entre 6 et 10 heures et que leur redémarrage prend un à deux jours, il y aura "6 jours d'arrêt de traitement des ordures", explique le Syctom.

Dans un premier temps, le syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l'agglomération parisienne prévoit de stocker les déchets dans les fosses des trois usines et d'évacuer une partie vers d'autres centres. A défaut de valoriser les déchets en énergie (la vapeur permet de chauffer 300.000 logements), ceux-ci seront enfouis, "la pire solution en terme d'environnement", précise le Syctom.

A terme, la filière risque d'être "saturée", et les bennes de ramassages pourraient arrêter de prendre les poubelles, met en garde le syndicat intercommunal. Un scénario catastrophe suspendu aux assemblées générales qui seront réunies lundi pour décider ou non de la poursuite du mouvement.


 

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