Professeure "braquée" par un élève à Créteil : deux autres jeunes présentés à un juge

Trois adolescents, dont deux ont depuis été déférés devant un juge, ont été arrêtés depuis mardi. En octobre, une enseignante de Créteil a été menacée en classe par l'un de ses élèves, équipé d'une arme factice. Ce dernier fait déjà l'objet d'une mise en examen.

Le lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de-Marne).
Le lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de-Marne). © France 3 Paris Île-de-France
L’adolescent pointe ce qui semble être une arme à feu sur son enseignante pour contraindre celle-ci à le « mettre présent ». Filmée et maintes fois visionnée sur les réseaux sociaux, la scène avait conduit à l’interpellation de deux jeunes, dont l’élève auteur du « braquage ». Deux autres adolescents scolarisés au sein du lycée Edouard-Branly de Créteil (Val-de-Marne), où les faits étaient survenus le 18 octobre dernier, ont également été déférés devant un juge des enfants, d'après des informations délivrées ce jeudi par le parquet.
 
Il est reproché à l’un des deux jeunes, âgé de 17 ans, d’avoir capté et publié la vidéo sur Internet. Il a été arrêté mardi chez lui avant d’être présenté à un juge le lendemain et d’être remis en liberté. Le second garçon aurait rediffusé l’enregistrement. Ils ont tous deux été placés sous contrôle judiciaire avec l’obligation d’un suivi éducatif. Un troisième adolescent a également été placé en garde à vue mardi avant d’être relâché.
   
Le garçon qui avait menacé la professeure a déjà été mis en examen pour « violences aggravées » le 21 octobre. Il a été remis en liberté avec des mesures de contraintes provisoires, une interdiction de séjourner dans le département et de contacter l’enseignante. Une mesure d’évaluation éducative a été ordonnée à son endroit avant un jugement ultérieur. Un dernier mineur, âgé de 16 ans et suspecté d’avoir apporté le pistolet à billes au sein de l’établissement, avait aussi été arrêté avant d’être relâché sans poursuite.
 
La diffusion de la scène a suscité de nombreuses réactions, jusqu’au président de la République qui déclarait, deux jours après les faits, que « menacer un professeur est inacceptable ». Dans la foulée, le gouvernement a annoncé un « plan d’actions » pour lutter contre la violence au sein des écoles, collèges et lycée, dont les objectifs ont été présentés par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer le 31 octobre. Son contenu doit être dévoilé avant la mi-décembre.

 
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