Incendie du cirque de Chanteloup-les-Vignes : le chapiteau reconstruit “dans moins d'un an”

Le chapiteau de cirque de Chanteloup-les-Vignes, dévasté au lendemain du feu. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Le chapiteau de cirque de Chanteloup-les-Vignes, dévasté au lendemain du feu. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Deux jours après l’incendie du cirque de Chanteloup à l’issue d’affrontements entre la police et un groupe de jeunes, le département des Yvelines annonce qu’il financera entièrement la reconstruction du chapiteau.

Par France 3 PIDF / AFP

Tandis que le Premier ministre Edouard Philippe a qualifié ce lundi de « petite bande d'imbéciles et d'irresponsables » le groupe de jeunes qui a affronté la police samedi à Chanteloup-les-Vignes, le département des Yvelines a annoncé de son côté que le chapiteau – entièrement brûlé à l’issue des incidents – serait reconstruit « dans moins d'un an ».
Pierre Bédier, le président LR du conseil départemental, a aussi promis que la reconstruction de ce centre des arts de la scène et du cirque serait « entièrement financé par le département ». Lundi lors de l’annonce, organisée lors d'un point-presse devant les décombres du site, pompiers et enquêteurs s'affairaient encore, deux jours après le sinistre.
La collectivité prévoit par ailleurs une reconstruction à l'identique du bâtiment. La structure en bois, inaugurée il y a un an à peine, avait coûté 800 000 euros et, d’après la maire de la ville Catherine Arenou (divers droite), les lieux contenaient un montant équivalent d'équipements, de structures et de costumes.

« Quelques crétins qui pénalisent 99,99 % de la population »

Pierre Bédier a d’ailleurs précisé que le département financerait également ces équipements et le fonctionnement du site pour que l’édile « puisse accroître ses services de médiation, de prévention et même de sécurité », en renforçant le cas échéant sa police municipale.
Le président des Yvelines a également jugé qu'il n'était « pas question de céder devant la folie de quelques crétins qui pénalisent 99,99 % de la population ».

De son côté, Catherine Arenou avait rejeté dimanche, après l'incendie, l'idée d'un constat d'échec de la politique de la Ville dans sa commune : « Nos territoires sont les lieux du sas républicain » mais « ceux qui s'en sortent ne font pas de bruit » et « ceux qui ne vont pas bien » sont « toujours un peu envieux de la réussite des autres » donc « ils font du bruit et (...) rien n'attire plus les regards qu'un bruit comme ça », quand on s'attaque à « un symbole de la réussite ».
 

Sur le même sujet

Les + Lus