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A l'Assemblée, Henri Guaino tâcle certains juges “pervers“ et ”psychopathes”

Le député (LR) des Yvelines Henri Guaino a annoncé sa participation à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017. / © Benjamin Girette / IP3 PRESS / MAXPPP
Le député (LR) des Yvelines Henri Guaino a annoncé sa participation à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017. / © Benjamin Girette / IP3 PRESS / MAXPPP

Henri Guaino a été condamné il y a une semaine en appel à une amende pour outrage envers le juge Jean-Michel Gentil. Le député Les Républicains des Yvelines a lancé mercredi à l'Assemblée nationale une charge contre certains juges "pervers" et "psychopathes".

Par France 3 Paris IDF (avec AFP)

"Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de mon cas personnel", a attaqué le député des Yvelines lors des questions au gouvernement, avant d'ajouter, la main tremblante : "après tout, des juges infâmes, qui rendent un jugement inique, cela n'est pas la première fois dans l'histoire judiciaire".

Cet ancien conseiller élyséen de Nicolas Sarkozy a ensuite évoqué des magistrats qui font preuve d'un "mépris de la Constitution (...) de la loi", ou d'"abus de pouvoir". "Dans la magistrature, il y a des gens qui honorent leur fonction. Il y aussi des pervers et des psychopathes", a lancé Henri Guaino.

Je peux parfaitement comprendre votre sentiment profond, mais..."

Manuel Valls, premier ministre

En l'absence de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, c'est le Premier ministre Manuel Valls qui a répondu au député des Yvelines. "Je peux parfaitement comprendre votre sentiment profond, mais, en revanche, ce que je ne peux pas accepter c'est, ici dans cet hémicycle, les mots que vous avez utilisés." "La mise en cause (de la magistrature), dans cet hémicycle par un député comme vous, avec la notoriété qui est la vôtre, c'est un affaiblissement de l'Etat de droit, c'est un affaiblissement de la République", a-t-il ajouté, appelant Henri Guaino à reprendre ses esprits.

La garde des Sceaux a quant à elle réagi sur BFMTV, en estimant qu'Henri Guaino s'était montré "indigne de sa charge". "C'est un propos absolument indigne d'un parlementaire (...). C'est simplement scandaleux, c'est simplement honteux, lorsqu'un parlementaire n'est pas en capacité de respecter les institutions en général, et en particulier l'institution judiciaire, qui est une autorité constitutionnelle."

Une amende de 2.000 euros pour outrage

Relaxé en première instance, Henri Guaino a été condamné en appel jeudi dernier à une amende de 2.000 euros pour avoir outragé le juge Jean-Michel Gentil. Il avait accusé ce dernier d'avoir "déshonoré la justice" après la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse au préjudice de la milliardaire Liliane Bettencourt en 2013.

Selon l'avocat d'Henri Guaino, le député va former un pourvoi en cassation et est prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme.

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