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Le suspect de la tuerie de Maurepas devant les assises des Yvelines

Maurepas, dans les Yvelines (78) / © Google Maps
Maurepas, dans les Yvelines (78) / © Google Maps

Un Algérien de 33 ans comparaîtra à partir de mercredi devant la cour d'assises des Yvelines pour les meurtres en septembre 2011 d'un couple de retraités à Maurepas, des faits qu'il conteste.

Par avec AFP

Cet homme est accusé d'avoir volontairement donné la mort à ces deux septuagénaires, anciens employés de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de leur avoir dérobé leurs cartes bancaires et un téléphone portable. 

"Mon client conteste l'ensemble des faits hormis l'utilisation de la carte bancaire des victimes", a déclaré à l'AFP son avocat Me Fabien Arakelian. "Selon lui, un ami qui l'accompagnait et qui sera entendu au procès en tant que témoin, est l'auteur des faits", a-t-il ajouté. Le soir du 2 septembre 2011, les secours étaient intervenus au domicile du couple à la demande de la famille inquiète. Les deux retraités avaient été retrouvés morts ligotés avec du fil de fer dans leur pavillon. L'autopsie avait révélé qu'ils avaient été tués de plusieurs coups de couteau, avant d'être égorgés.

Mis en examen pour assassinat, actes de torture et de barbarie sur personnes vulnérables


Aucune effraction n'avait été constatée au logement des victimes, âgées de 72 et 74 ans. Le pavillon avait été en revanche complètement fouillé. "Ces personnes sont mortes dans des conditions abominables et la façon dont elles ont été torturées, afin notamment d'obtenir le code de leurs cartes bancaires,
est épouvantable", a déclaré Me Caty Richard, avocate des parties civiles. L'accusé avait été mis en examen pour "assassinats" ainsi qu'"actes de torture
ou de barbarie sur des personnes particulièrement vulnérables". Mais ces qualifications n'ont pas été retenues à l'issue de l'instruction. Le suspect avait été interpellé une quinzaine de jours après les faits à l'aéroport d'Orly à sa descente d'avion en provenance d'Algérie. Il avait pu être retrouvé en raison de l'utilisation à plusieurs reprises de la carte bancaire des victimes. 

Le couple avait sympathisé avec l'accusé plusieurs mois avant les faits, le vieil homme parlant l'arabe. Les retraités réceptionnaient son courrier pour faciliter
ses démarches administratives afin d'obtenir un titre de séjour.

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