Yvelines : à la recherche de solutions contre les dysfonctionnements sur les lignes de bus Poissy-Les Mureaux

A Poissy et ses alentours (Yvelines), face à des désagréments sur des lignes de bus, et pressés par les élus et les plaintes d'usagers, l'entreprise Keolis s'engage à un retour à la normale d'ici fin septembre.

Depuis le 1er août 2021 – à la suite d'une décision prise quelques mois plus tôt par Île-de-France mobilités – l’entreprise Keolis a succédé à Transdev CSO dans la gestion du réseau de bus de la partie est de Grand Paris Seine et Oise, dont Poissy et les villes aux alentours. Mais la compagnie fait face depuis plusieurs semaines à des dysfonctionnements sur le réseau de lignes de bus du bassin de Poissy – Les Mureaux. Cette série de couacs irrite les usagers des transports mais aussi les élus locaux de certaines communes se trouvant sur les lignes – plus particulièrement celles Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine, Mézy-sur-Seine, Vaux-sur-Seine ou encore Évecquemont – et qui reçoivent continuellement des plaintes de la part des premiers. Le phénomène s'est par ailleurs accentué avec la rentrée scolaire.

"Quand le réseau dysfonctionne, cela impacte des centaines, voire des milliers de personnes"

Eddie Aït, maire écologiste de Carrières-sous-Poissy

Contacté par France 3 Paris Île-de-France, le maire écologiste de Carrières-sous-Poissy Eddie Aït explique avoir reçu plus de "300 signalements en quatre jours. On découvre que des bus ont été supprimés, ne passent pas, sont en retard, que des gens ne montent pas dans les bus". "Quand le réseau dysfonctionne, cela impacte des centaines, voire des milliers de personnes", poursuit-il, expliquant par ailleurs que ces couacs peuvent avoir de fâcheuses conséquences. "Il y a des salariés qui ont des emplois précaires qui me disent qu'ils ont reçu une lettre d'avertissement de leur employeur parce que pendant une semaine, ils étaient en retard", ajoute Eddie Aït.

"Nous sommes plusieurs maires très en colère" 

Devant cette situation, les élus décident de prendre le taureau par les cornes et tentent de trouver une solution. Deux réunions ont été organisés entre ces derniers, des représentants de Kéolis, d’Île-de-France mobilités et la directrice générale des services de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPS&O) Laure Deltour. La dernière s’est tenue le 17 septembre à la mairie de Poissy. "Nous sommes plusieurs maires très en colère", avait alors martelé le maire (DVD) de Poissy Karl Olive, cité par un communiqué. "Lycéens et salariés dans l'incapacité de se rendre sur leurs lieux de cours ou de travail en temps et en heure, absence d'informations et de réponses sur les perturbations", détaille-t-il, indiquant que les élus veulent "des solutions dès à présent, pas dans 15 jours" afin de mettre un terme aux "dysfonctionnements insupportables" qui impactent fortement le réseau de bus sur le territoire.

Les difficultés rencontrées "sont principalement liées à un déficit d’entretien du parc [de bus] par l’opérateur sortant, y compris sur des sujets sécuritaires, et un manque de conducteurs", explique Keolis dans un courrier adressé vendredi au maire Eddie Aït, que France 3 PIDF a pu consulter. Ainsi, 20% du parc de bus ne roule pas – les appareils étant non-conformes aux normes de sécurité –, et 25 % des bornes d’information voyageurs sont hors-service. En ce qui concerne le manque de conducteurs, 20 postes encore vacants vendredi dernier, selon Keolis, contre 50 auparavant.

Plan d’action de Keolis

Devant la colère des élus et des usagers, Keolis n'est pas resté inactif. Après avoir présenté ses "excuses les plus sincères aux voyageurs impactés", l'entreprise s'est engagée dans un communiqué (datant du 18 septembre) à prendre une série de mesures destinées à résoudre les dysfonctionnements à travers un plan d'action. Parmi ces mesures : la mise à disposition d’une quinzaine de véhicules supplémentaires "en provenance d’autres filiales du groupe" ainsi que le recrutement de près de 40 conducteurs.

L’entreprise a par ailleurs décidé d'améliorer sa communication auprès des voyageurs, notamment via un renforcement d’effectifs chargé de diffuser plus efficacement les informations, par exemple en ce qui concerne les lignes affectées par d’éventuelles perturbations. Ces effectifs permettront de répondre plus rapidement aux nouvelles sollicitations écrites, téléphoniques ou encore sur Twitter via ce compte. "Avec l’ensemble de ces mesures, Keolis s’engage à réaliser 98% de l’offre de transport en fin de semaine prochaine et 100% des courses scolaires réalisées dès lundi 20 septembre 2021", affirme le communiqué de Keolis.

"Je demande des excuses et un geste commercial proposé aux usagers qui ont subi ce mois de service dégradé", conclut Eddie Aït. L’entreprise Keolis et les élus ont prévu de se revoir ce mercredi 22 septembre pour évoquer la situation.

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