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Restructuration SFR: à Nantes les salariés protestent

Des salariés de SFR se sont rassemblés jeudi à Lyon, Nantes, Toulouse et Marseille, pour protester contre le plan de restructuration qui prévoit la suppression de 1.123 postes et la créations de 267 postes au sein de l'entreprise

Par Evelyne Jousset

Mobilisation à travers la France

Dans ces différentes villes, les salariés de l'opérateur télécoms, filiale de Vivendi, se sont rassemblés ou ont participé à des assemblées générales à l'appel d'une intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et Unsa. Ils étaient 150 à Marseille et 60 à Aix-en provence, selon la CGT. A Nantes, 140 personnes se sont réunies, a relevé Jean-Luc Martin (CFE-CGC).
A Lyon, ce sont plus de 250 salariés, selon la CGT, venus des sites de Bron et Saint-Priest (Rhône), qui ont manifesté devant l'hôtel de ville, avec force sifflets et drapeaux. "Non aux 1.123 suppressions d'emplois" et "SFR pas de 4G sans tous ses salariés", alors que l'entreprise a déployé récemment la 4G à Lyon, avaient-ils inscrit sur des pancartes. "On va détruire des emplois sur des parties vitales de SFR comme le réseau", a dénoncé Olivier Lelong (CFDT), lors du rassemblement à Lyon, relevant que cela allait notamment toucher "ceux qui ont permis de lancer la 4G".

Un plan unanimement dénoncé 

 "L'urgence, c'était d'aller sur le terrain dans les régions pour échanger avec les salariés et faire remonter (...) notamment les aberrations" du plan de réorganisation, a déclaré à l'AFP Vanessa Jereb (Unsa). La responsable du premier syndicat de l'entreprise était venue à Toulouse, où la moitié des 120 salariés travaillant pour SFR étaient mobilisés et où "43% des emplois sont supprimés". Elle a notamment évoqué "des mobilités géographiques contraintes" notamment via le transfert d'activités de Lyon vers Paris, alors qu'il y a des salariés qui ont récemment déménagé de Paris vers Lyon. Au total, selon les syndicats, "en prenant en compte les postes transférés des régions vers Paris", ce sont quelque 1.270 personnes "dont l'emploi est menacé", environ 150 mobilités s'ajoutant aux 1.123 suppressions de postes.

Fin novembre, l'opérateur, qui emploie quelque 10.000 salariés, a annoncé son intention de supprimer 856 postes nets (1.123 postes supprimés et 267 créés) via des départs volontaires et de la mobilité interne pour "sauvegarder sa compétitivité".

( source AFP )

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