Le Carnet : week-end festif de mobilisation pour les opposants

Les opposants au réaménagement de la zone du Carnet en bord de Loire ne désarment pas. Ils appelaient ce week-end à un rassemblement festif pour demander l’abandon définitif de tout projet sur le site. 

Une trentaine d'opposants au réaménagement de la zone du Carnet se sont réunis, samedi 5 juin 2021, pour un pique-nique de mobilisation, sur les bords du canal de la Martinière.
Une trentaine d'opposants au réaménagement de la zone du Carnet se sont réunis, samedi 5 juin 2021, pour un pique-nique de mobilisation, sur les bords du canal de la Martinière. © Eléonore Duplay

Le grand port Nantes Saint-Nazaire a suspendu le projet de réaménagement du Carnet en bord de Loire mais les opposants au parc écotechnologique veulent davantage. Ils réclament un abandon définitif. Ils se sont alors donnés rendez-vous pour un week-end festif de mobilisation. 

“Risque de rave party” : la mairie de Frossay interdit la manifestation 

Des gendarmes mobiles aux 4 coins de l’ancienne ZAD... Ce week-end, les abords de la Loire ont finalement été interdits par arrêté municipal. Après les expulsions fin mars, le maire de Frossay Sylvain Scherer dit craindre une "rave party" et le retour d’un squat dans la zone du Carnet : “l’occupation de l’île du Carnet a commencé par une manifestation fin août. Il faisait beau et les gens sont restés. Et ils sont restés 7 mois ! Alors, je n'ai pas envie que ça recommence”. 

Pique-nique et balade naturaliste

Pour échapper au dispositif, les militants ont déplacé le lieu de leur pique-nique un peu plus loin, sur les bords du canal de la Martinière, suivis de près par les forces de l’ordre. 

© Eléonore Duplay

“Il va y avoir une balade naturaliste, des échanges, des ateliers, on va chanter, on va parler aux gens qui veulent s’arrêter pour leur expliquer ce que nous faisons”,  racontait Gabriella, membre du collectif Stop Carnet, au micro de France 3, ce samedi 5 juin.

Une trentaine de participants 

A 13 heures, ils n’étaient qu’une trentaine, loin du millier venu manifester au mois d’août 2020. Pourtant, le collectif l’assure, la mobilisation contre une zone industrielle en bord de Loire n’a pas faibli : "On est toujours présents, déterminés, malgré les gardes à vue. La lutte est là, présente. On est est peut-être un petit nombre mais c'est pas étonnant vu le dispositif policier."

Des militants “intimidés”  

De plus en plus de militants se disent intimidés. “Vous avez plusieurs gendarmes mobiles présents qui vous font un contrôle d’identité, c’est pas la même chose qu’une petite voiture de gendarmerie locale, témoigne Yoann, membre lui aussi du collectif. C’est un dispositif assez impressionnant, donc oui clairement ça dissuade énormément de gens de venir." 

Manifestation à Frossay ce dimanche 

Le mois dernier, 4 personnes du collectif ont été placées en garde à vue sans poursuite judiciaire pour une manifestation…. ce qui n'empêchera pas Gabriella de défiler ce dimanche dans le bourg de Frossay, à partir de 14 heures : "Cette répression ridicule ne fait que renforcer ma rage et ma motivation. On criminalise des défenseurs de l'environnement pacifiques et lanceurs d'alerte".

 

 

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