Boom du vélo en ville : deux ou trois choses à savoir pour rouler en toute sécurité

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Les confinements successifs, la prise de conscience environnementale, le besoin d'exercice ont fait que le vélo est redevenu un moyen de mobilité pour nombre d'entre nous. En ville, mais aussi à la campagne. Voici quelques règles et bonnes idées pour aller loin sans se faire écraser.

Allez à vélo ne va pas de soi si on n'a pas commencé en même temps que l'apprentissage de la marche à pied. Ou juste après ! Questions d'équilibre, de négociation des virages, d'évaluation des distances de freinage, notamment.

Quand on va à bicyclette avec Paulette, c'est qu'on maitrise son vélo, qu'on a bien intégré que, par beau temps ou mauvais temps, notre vélo n'est plus le même, que le vent peut nous faire dévier involontairement de notre trajectoire, que la pluie brouille les lunettes, mouille les vêtements, accentue la sensation de froid, et comme si tout ça ne suffisait pas, diminue l'efficacité du freinage !

Ajoutons encore le fait que le cycliste sur les routes de campagne se sent souvent comme un lapin devant une automobile, et que, en ville, les automobilistes indélicats stationnent allègrement sur les bandes cyclables, y ouvrent leurs portières comme ils sortent de leur salle de bain ! Si nous avons survécu à toutes ces calamités c'est que nous avons respecté nombre de règles élémentaires de sécurité.

Le vélo

Le vélo dispose d'au moins deux roues, une seule est possible, mais en plus d'être un tantinet sportif il faut aussi avoir des notions de cirque, d'un guidon et d'une selle. C'est plus pratique pour avancer. Mais au delà de ça, nombre de cyclistes semblent avoir oublié un certain nombre d'équipements obligatoires. Comme :

  • Deux freins, avant et arrière, et efficaces c'est mieux en le disant.
  • Des catadioptres, ou dispositifs rétro-réfléchissants, de couleur rouge à l'arrière et blancs ou jaunes à l'avant. Jaunes également sur les côtés et sur les pédales, ils devront être propres et en bon état. 
  • Des feux de position, l'un émettant une lumière blanche ou jaune à l'avant, l'autre une lumière rouge à l'arrière.
  • Un avertisseur sonore, le terme peut paraitre excessif, mais faire entendre la maigre sonnette vendue dans les supermarchés parait difficile dans la circulation générale. Règlementairement on doit pouvoir entendre cette sonnette à 50 mètres !

Et puis encore, dans le cas de l'utilisation d'une remorque dont la largeur dépasse 1,30 mètre, des catadioptres et des feux doivent y être ajoutés. Dans le cas où elle fait moins de 1,30 m ça ne paraitrait pas ridicule de le faire non plus, votre chien, ou vos enfants, vous seront reconnaissant de les signaler à la voracité des pare-chocs !

Le cycliste

Le cycliste s'équipe comme il veut. La bonne idée est de s'habiller, en général on s'habille, sauf circonstances estivales particulières, plutôt de couleurs claires, surtout le soir ou à la nuit tombée. En ville, les plus prudents mettront la nuit une chasuble réfléchissante normalisée. Sur les routes de campagne, cette chasuble est obligatoire de jour comme de nuit.

Le cycliste ne doit pas téléphoner en pédalant. D'abord nous avons besoin de nos deux mains pour tenir le guidon sur lequel se trouvent les poignées de freins. Il vaut mieux les y laisser, tendre le bras pour indiquer un changement de direction se révèle parfois déjà bien compliqué; Alors papoter le smartphone collé à l'oreille.

Il est donc interdit de porter à l'oreille tout dispositif susceptible d'émettre un son (écouteurs, oreillettes ou casque audio) indiquent les autorités. L'usage du téléphone tenu en main est également interdit.

Il n'existe pas de dispositif permettant aux cyclistes de téléphoner en pédalant à ce jour.

Pour traverser un passage protégé, le cycliste doit descendre de son vélo et mettre pied à terre. Mais dans le cas particulier du passage protégé mixte, "le cycliste peut rester sur sa selle", précise l'Automobile Club.

Et gare au cycliste fougueux qui ne laisse pas passer un piéton engagé sur un passage protégé, il pourra lui en coûter 135 euros d'amende.

Le cas du casque

Porter ou ne pas porter un casque à vélo. Le législateur, soucieux de la sécurité des cyclistes, a voulu en rendre le port obligatoire il y quelques années. Mais ! Cette obligation aurait finalement posé plus de problème que d'avantages. Plus de possibilité de louer des vélos en libre service par exemple. Adieu Bicloo, Vélib', VélôToulouse, ou autres services de vélos gratuits développés dans les métropoles.

Et puis, en cas de choc mortel, casque ou pas casque le résultat sera le même. Le casque protège des éraflures causées par des branches traîtresses dans les bois, ou en ville, nous en connaissons ! Pas plus. 

Une casquette, ou un chapeau, protégera des ardeurs du soleil l'été, un bonnet tiendra les neurones au chaud l'hiver, bien mieux qu'un casque façon tour de France !

Alors pour ne pas perdre la face, ce législateur qui ne doit pas souvent faire de vélo autour du parlement national, a juste rendu ce casque obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans.

Par ailleurs, il n'existe pas de norme comme pour les casques des motards destinés avant toute chose à protéger leurs cervicales en cas de chute.

En la matière, à bicyclette avec Paulette, chacun fait ce qu'il lui plaît. Car si le vélo est bien le symbole de quelque chose, c'est celui d'une liberté d'aller à sa guise, un peu plus vite qu'à pied. 

66% des urbains affirment faire du vélo

Deux tiers des Français ont pratiqué le vélo au moins une fois au cours des 12 derniers mois, selon un sondage publié jeudi 12 mai et réalisé pour l'Union Sport et cycle, qui représente les entreprises du secteur, et la compagnie d'assurance AG2R La Mondiale, qui sponsorise une équipe cycliste. 

L'usage du "vélotaf" se développe, 8% des Français déclarent se rendre en vélo à leur travail au moins une fois par semaine, avec une forte proportion d'hommes, âgés de moins de 50 ans, et résidant dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants, notamment en région parisienne.  

Ce trajet de "vélotaf" dure en moyenne 23 minutes pour 6 kilomètres. 

37% des pratiquants roulent à vélo au moins une fois par semaine, selon ce sondage.

"La pratique en ville ne cesse de s'accroître (66% des urbains affirment faire du vélo), et ce sans détériorer l'image des cyclistes, bien au contraire: 62% des Français ont une bonne image des cyclistes", soulignent les commanditaires de l'étude dans un communiqué.

Le vélo est "l'avenir des déplacements du quotidien" estiment 65% des personnes interrogées, notamment les plus jeunes. 35% estiment que c'est plutôt que "c'est un gadget pour les urbains".

Les VAE ont le vent en poupe

Les ventes de vélo ont explosé depuis le début de la pandémie, profitant notamment aux vélos à assistance électrique (VAE).

La pratique de loisir reste majoritaire (50% des personnes interrogées), et la pratique sportive importante (26%), mais 18% des personnes interrogées ont aussi utilisé le vélo au moins une fois au cours des 12 derniers mois pour un déplacement du quotidien.

4% des Français déclarent aussi avoir fait récemment un voyage à vélo, notamment dans les Pays de la Loire, et surtout en couple.

Pour développer davantage la pratique du vélo, 28% des cyclistes considèrent comme prioritaire la mise en place de davantage de pistes cyclables, tandis que 21% d'entre eux souhaiteraient des stationnements adaptés et sécurisés pour éviter les vols, notamment.

Cette étude a été menée en ligne entre le 1er et le 21 mars 2022, auprès de 5 000 Français âgés de plus de 18 ans, représentatif de la population française en termes de sexe, d'âge, de catégorie socio-professionnelle et de régions.