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Cordemais : les salariés en grève, la centrale à l'arrêt pour 24 heures

Mouvement de grève à la centrale de Cordemais. Mars 2018 / © Christophe François - France 3 Pays de la Loire
Mouvement de grève à la centrale de Cordemais. Mars 2018 / © Christophe François - France 3 Pays de la Loire

Les deux unités charbon de la centrale électrique de Cordemais, en Loire-Atlantique, sont à l'arrêt. Les salariés sont en grève après l'annonce mardi par Emmanuel Macron de fermer les centrales à charbon d'ici 2022.

Par Fabienne Béranger

A l'appel de la CGT, les salariés de la centrale électrique de Cordemais, entre Nantes et Saint-Nazaire, sont en grève depuis mercredi soir 21 heures, pour une durée de 24h.

La raison de leur colère : les annonces faites mardi par le président de la République Emmanuel Macron avec, notamment, la fermeture des quatre centrales à charbon en France à l'horizon 2022.
Ce jeudi matin 8 heures, ils étaient une centaine de salariés rassemblés devant la centrale de Cordemais. 

Ils se sont ensuitebrendus à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes, au siège de RTE ouest, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité haute tension en France, pour "aller demander une explication à RTE sur le fait qu'ils ont donné l'autorisation, le crédit à l'Etat, de nous fermer", explique Gwenaël Plagne, délégué CGT Cordemais.
Les salariés de la centrale de Cordemais devant RTE, le 29 novembre 2018 / © Alain Darrigrand - France 3 Pays de la Loire
Les salariés de la centrale de Cordemais devant RTE, le 29 novembre 2018 / © Alain Darrigrand - France 3 Pays de la Loire

Dans son bilan prévisionnel publié la semaine passée, RTE avait annoncé "être en capacité de se passer de l'unité de production sur Cordemais pour le grand ouest", explique le syndicaliste,"on estime qu'ils ont outrepassé leur rôle indépendant. Ils auraient dû juste expliquer les marges et non pas donner un calendrier de fermeture. Ils ont surtout écouté Macron puisqu'ils lui permettent de fermer bizarrement juste à 2022 à la date de l'élection présidentielle."
 

"On est face à un mépris"

 


"Ce qui entraîne une grande colère, une grande frustration des salariés, malgré le travail de fait pour répondre aux objectifs de sortie du charbon pour pouvoir rentrer dans la transition énergétique, sauver les emplois, proposer quelque chose qui rentre dans tous les critères imposés,on n'a même pas eu un mot pour nous dire qu'il y a encore des éléments à conforter dans notre projet" déplore Gwenaël Plagne, "pas une considération de la part du président de la République, ni de monsieur de Rugy (...) On est face à un mépris."

Les salariés grévistes de Cordemais prévoient d'autres actions. 
Ils avaient prévu d'aller à la rencontre de François de Rugy qui devait se rendre à Cordemais. Une visite une nouvelle fois annulée.

Mais ils ont prévu un rassemblement à Paris le 13 décembre prochain devant le ministère de la Transition écologique avec les salariés des ports et docks. 

Dès lundi, ils se rendront à la préfecture de Nantes, pour un mouvement conjoint avec d'autres centrales et les salariés des ports et docks. Ils espèrent rencontrer Claude d'Harcourt, le nouveau préfet pour "échanger autour des conséquences locales" qu'entraînerait la fermeture de Cordemais.








 

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