Les professionnels de la santé mentale rassemblés devant l'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire

200 professionnels de la santé mentale se sont rassemblés ce mardi 23 mai devant l'ARS Pays de la Loire à Nantes. Ils dénoncent leurs conditions de travail

Dans les Pays de la Loire, le secteur de la psychiatrie souffre. Les annonces de fermetures de lits se multiplient notamment dans les hôpitaux psychiatriques de Loire-Atlantique. Les effectifs de médecins sont en chute libre alors même que la demande de soins s’intensifie, particulièrement chez les plus jeunes.

Toute la région est touchée par ce manque de lits et par ce manque de personnel. Ce mardi matin, les professionnels de la santé mentale sont venus en nombre à Nantes pour exprimer leur inquiétude.

"La situation en psychiatrie est particulièrement dégradée, explique Benjamin Delrue, secrétaire FO santé Pays de la Loire, l'ensemble de la santé est dans une situation très compliquée, la psychiatrie est encore plus dans le fond".

Les syndicats ont demandé à être reçus par le directeur de l'Agence Régionale de Santé s'apprête à prendre des mesures pour évaluer les objectifs qui seront mis en place pour la fin de l'année 2023.

De nouveaux outils déployés par l'ARS

Face aux enjeux de santé publique et aux besoins croissants de soins en santé mentale, l'Agence Régionale de Santé accompagne le déploiement de nouveaux outils comme les téléconsultations, la mise en place d’infirmiers en pratique avancés (IPA), le renforcement des centres médicaux psychologiques par des psychologues et IPA. 

"D’autre part, des actions sont menées avec les partenaires du médicosocial et du social et les collectivités territoriales, pour faire en sorte que des patients, qui n’ont plus besoin de soins à l’hôpital, mais qui y restent faute de solution d’accueil en dehors, trouvent des modalités d’hébergement ou des lieux de vie adaptés", précisait l'ARS en avril dernier.

Des situations plus que tendues

Le 27 avril dernier, les soignants de l'hôpital psychiatrique de Blain manifestaient leur inquiétude après la décision de fermeture de 17 lits d'hospitalisation. L'établissement public de santé mentale, EPSYLAN de Blain couvre 55% du territoire du département de Loire-Atlantique et répond aux besoins d'un quart de la population.

À compter du 9 juin prochain, l’hospitalisation des adolescents ne sera plus possible à l’hôpital de Saint-Nazaire. Ouvert en janvier 2021, le service d'hospitalisation pour adolescents (SHADO) dispose de 11 lits et accompagne des jeunes en état de détresse psychique majeure, de 11 à 17 ans. Le départ de l’une des deux médecins pédopsychiatres du service et l’impossibilité de la remplacer contraint la direction à fermer le service, pour une durée indéterminée.