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Mobilisation de soutien à Nantes contre l'arrestation d'une activiste de #SortonsMacron

Le comité de soutien se constitue devant le commissariat de Waldeck-Rousseau à Nantes. / © GIGNV
Le comité de soutien se constitue devant le commissariat de Waldeck-Rousseau à Nantes. / © GIGNV

L'association GIGNV alerte sur la vingtaine d'arrestations d'activistes luttant contre le déréglement climatique dans plusieurs de villes de France. Ils se sont réunis le 21 mars devant le commissariat de Nantes pour protester contre la garde à vue de Steffie, l'une des membres du groupe.

Par Raphaëlle Besançon.

"Libérez Steffie, solidarité avec les militantes en garde à vue !" peut-on lire sur l'une des pancartes brandies pas la dizaine de manifestants, le 21 mars, devant le commissariat Waldeck-Rousseau, à Nantes.

Après l'arrestation de Steffie Kerzulec, une activiste du Groupe d’intervention des grenouilles non violentes (GIGNV) et la perquisition de son domicile, jeudi 21 mars, le GIGNV a décidé d'organiser "un rassemblement non-violent et à visage découvert" à 12h30 devant le commissariat.

"Nous resterons devant le commissariat de Nantes jusqu'à ce que la police laisse sortir Steffie, annonce Rémi Donaint, membre du GIGNV. Nous sommes attérés de voir l'importance des moyens déployés pour des actions non-violentes et l'absence de moyens déployés pour faire face à l'urgence climatique !"


Portrait d'Emmanuel Macron

Le GIGNV organise des actions non-violentes pour rappeler que l'action du gouvernement ne respecte pas les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat.


Vol en réunion

Le GIGNV voit dans l'arrestation de Steffie Kerzulec la conséquence du 4 mars dernier, lorsque la jeune femme a participé à la réquisition du portrait d'Emmanuel Macron dans la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire.

#SortonsMacron est une action non-violente de ANV-Cop 21 pour alerter l'opinion sur l'inaction du Président de la République en matière climatique.

Depuis le début de la campagne, le 21 février, vingt-six portraits ont ainsi été enlevés des mairies.

La police confirme les motifs de la garde à vue : "vol en réunion". Elle indique que celle-ci sera prolongée "en fonction des auditions et de l'enquête". Un vol commis par plusieurs personnes est punis de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.
 


Plusieurs arrestations

Le collectif rapporte d'autres arrestations d'activistes ce jeudi : "quatre à Paris, quatre en Haute-Savoie et deux à Ancenis, rejoignant la quinzaine de gardes à vue à la suite de la campagne #SortonsMacron".

 

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