Orvault : un Roumain interpellé après l'incendie involontaire de 109 campings-cars et véhicules

Intervention du SDIS 44 dans la concession "Loisirs 44" à Orvault. / © Guillaume Triboulloy / SDIS 44
Intervention du SDIS 44 dans la concession "Loisirs 44" à Orvault. / © Guillaume Triboulloy / SDIS 44

Ce mercredi 24 Janvier, un homme âgé de 50 ans, a été interpellé dans le cadre de l'enquête sur l'incendie à la Société Loisirs 44, route de Vannes à Orvault. Le feu, spectaculaire, avait détruit le 16 janvier dernier, 109 campings-cars et véhicules.

Par Céline Dupeyrat

Ce 16 Janvier 2018, les pompiers interviennent au sein de la société Loisirs 44 au 316 route de Vannes à Orvault pour lutter contre un incendie d'envergure. Le feu se propage à la société Europcar jouxtant le site. Au total, 109 campings-cars et véhicules divers sont détruits.

L'explosion de plusieurs bouteilles de gaz, équipant certains campings-cars, a particulièrement perturbé l'intervention des secours. Le périphérique nantais a du être fermé pour éviter toutes retombées de détritus sur les automobilistes.

Saisis, les enquêteurs de la Cellule de Lutte contre les Incendies de Véhicules Automobiles se déplacent rapidement sur les lieux.

Les constatations et le recueil de témoignages ont établi qu' il s'agissait d'un incendie involontaire, du à une violation délibérée d'une obligation de sécurité ou prudence imposée par la loi ou le règlement.

Depuis le 1er Novembre 2017, des ressortissants roumains, illégalement installés sur un terrain à proximité, ont détourné la ligne du compteur électrique de la société Loisirs 44.

Le vol d'énergie est, selon les enquêteurs, manifeste.

Les précédentes années, le gérant de Loisirs 44 avait déjà du régler 50 000 euros supplémentaires d'électricité auprès d'ENEDIS.

Un constat d'huissier, daté du 02 Novembre 2017, avait prouvé le caractère dangereux des branchements anarchiques. Une expertise judiciaire a confirmé cette thèse du court circuit électrique.

Le site de la société Loisirs 44, étant également équipé de vidéo surveillance, une exploitation des bandes a été réalisée. Elle a permis de cibler l'un des ressortissants roumains comme faisant fonction d'électricien sur le camp. Il a été placé en garde à vue.

Auditionné avec l'assistance d'une interprète, il a d'abord nié les fait avant d'avouer face aux vidéos. Il a précisé qu'il n'avait pas eu l'intention de créer un incendie. Sur instruction du Parquet de Nantes, il a été déféré ce jeudi matin 25 janvier, en vue d'une comparution immédiate, ce jeudi après-midi à 14 heures.


Pour la société Loisirs 44, le préjudice total s'élève à plus de 3 millions d'euros. 

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