Pays de la Loire : la campagne de vaccination s'intensifie

Un peu partout dans la région, les centres de vaccination sont désormais rodés. Et de nouvelles livraisons de doses, notamment de "Moderna", permettent d'ouvrir la vaccination à plus de volontaires. Exemple à La-Roche-sur-Yon et Nantes.

Un flacon de vaccin à ARN messager de Moderna contre la COVID-19 produit à Monts dans le département de l'Indre-et-Loire
Un flacon de vaccin à ARN messager de Moderna contre la COVID-19 produit à Monts dans le département de l'Indre-et-Loire © Guillaume Souvant / AFP

La Roche-sur-Yon, 45 400 habitants. Aux alentours ils sont 24 000 à déjà avoir eu leur 1ère injection. Ici la possibilité de remplir les rendez-vous laissé vacants ouvre des perspectives aux jeunes. Comme en témoignent ces 3 étudiantes.

"Moi je pense que je vais chercher un créneau parce que bientôt je vais voyager", dit la première.

Son amie est plus réservée : "il faut que j’en discute avec mes parents je ne sais pas encore, c’est compliqué de se positionner en tant que jeune".

La troisième est quant à elle très pragmatique :  "Moi c’est un peu particulier, je vais avoir des examens à l’oral et évidemment je ne veux vraiment pas être malade pendant ces oraux…"

"Week-end en opération flash"

Installé dans une salle des fêtes, ce centre tourne aujourd’hui à 1 500 vaccinations par jour et pendant que certains feront le pont de l’Ascension les injections se poursuivront samedi et dimanche.

"Moderna c’est une autre marque de vaccins, mais c’est exactement le même vaccin de type ARN messager que le Pfizer, précise Alizée Guibot qui est infirmière référente, c’est ce qu’on va avoir ce week-end en opération flash à faire sur le centre samedi et dimanche. Alors qu’en temps normal on n’est pas ouvert."

A Nantes aussi, les centres de vaccination ont eu des arrivages de Moderna et tournent à plein régime.

Les moins de 50 ans rencontrés sur place sont des soignants ou des personnes souffrant de comorbidité comme explique ce jeune homme.

"Je n’étais pas forcément impatient. D’ailleurs je n’ai pas attendu longtemps. En fait j’ai eu un peu en retard les infos comme quoi j’y avais droit. Dès que je l’ai su, je me suis inscrit et j’ai eu un rendez-vous dans les deux jours."

Pas de créneaux vacants. Des non-prioritaires peuvent être vaccinés vers 19 heures quand il reste des doses.

"En fin de journée on va solliciter des gens qui ne sont pas éligibles normalement de façon à ne pas perdre de doses, explique Jean-François Allard, médecin coordinateur, mais c’est très fluctuant en fonction du nombre de jours et du déroulement de la journée."

Dans les semaines qui viennent les livraisons devraient s’accélérer multipliant la capacité des créneaux pour la vaccination.

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