Près de Nantes, à Couëron : les parents se mobilisent pour sauver l'accueil périscolaire

Cantine et accueil fermés un à deux jours par semaine...Excédés, les parents d'élèves de Couëron, près de Nantes, ont crié leur ras le bol lundi 11 octobre en plein conseil municipal. Victimes indirectes du conflit entre la mairie et les agents périscolaire, en grève, ils protestent.

A la pause de midi dans cette école de Couëron, c'est la cohue. Des dizaines de parents, grands-parents et voisins viennent chercher les 311 enfants de l'établissement.

Ici, pas de cantine ni de garderie… Cela fait quatre mois que les agents périscolaires sont en grève au moins un jour par semaine. Alors ce sont les grands-parents qui prennent le relais.

"Ma fille et mon gendre partent travailler et je m’occupe des enfants toute la journée"

"J’arrive le matin à 7h30. Ma fille et mon gendre partent travailler et je m’occupe des enfants toute la journée. Je vais les chercher le midi, je les fais manger, je les ramène et je vais les chercher à 4 heures" témoigne un grand-père.

Au-delà des galères logistiques, la représentante des parents d'élèves couëronnais, Alexia Videment affirme que c’est surtout pour leur travail que les parents s’inquiètent.

"Vous avez des parents qui rencontrent des problématiques avec leur employeur, ceux qui sont à leur compte et ne peuvent pas travailler perdent de l’argent. On en a parlé aussi hier soir au conseil municipal. On parle de sommes importantes. On doit faire garder nos enfants. Certains parents doivent emmener leurs enfants avec eux au travail et les déscolariser les jours de grève. Cela dure depuis le mois de mai et c’est juste plus possible ! "

L'exaspération a culminé lundi soir. Des dizaines de parents d'élèves ont fait irruption au conseil municipal de Couëron pour réclamer à la maire une issue à un conflit qu'ils subissent de plein fouet. En cause, une heure de travail que les animateurs périscolaires estiment due.

Le secrétaire syndical CGT territoriaux de Couëron, Jérôme Camus proteste."L’animation, on ne les lâchera pas. Aujourd’hui, ils font une heure de travail bénévole par jour, entre les parents qui arrivent tôt. Ils commencent à 7h30 . Ils doivent être là avant. Ce 1/4 d'heure là ajouté à ceux du soir et du midi, ne sont toujours pas payés. C’est un métier pourtant."

Du côté de la mairie, Jean-Michel Éon, l’adjoint RH et finances de Couëron, estime qu'il y a eu des avancées depuis le début du conflit. "On a déjà fait un gros travail avec les agents pour prendre en compte un certain nombre de choses, notamment des quarts d’heure, des temps d’entretien professionnel, des temps de formation ont déjà été ajoutés. Depuis le 1er septembre, pratiquement tous les agents scolaires et ceux qui travaillent dans l’animation ont vu leur quantité de temps de travail augmenter. Visiblement ce n’est pas suffisant."

Une réunion prévue jeudi 14 octobre entre la mairie et les agents périscolaires suscite une nouvelle note d’espoir pour les parents d'élèves couëronnais.

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