Témoignage. Agression et menaces de mort. "Pas une commune exempte de ce genre de violence", déplore le maire de Bouaye, près de Nantes

Publié le Écrit par Fabienne Béranger

Une nouvelle agression sur un élu en Loire-Atlantique. Freddy Hervochon est le maire de Bouaye, une commune située au sud-ouest de la métropole nantaise. Il a été la cible de menaces verbales la semaine passée.

Bouaye est une petite commune de 9 000 habitants au sud-ouest de Nantes. 

Freddy Hervochon en est le maire depuis moins d'un an, et déjà agressé. Le jeudi 9 mai 2024 restera gravé dans sa mémoire.

Les faits se déroulent dans un skate-park. Un enfant de cinq ans et son père circulent sur un quad. Le maire leur demande de s'arrêter. La situation dégénère.

La gendarmerie intervient et place l'individu en garde à vue. Libre aujourd'hui, il est convoqué devant le tribunal correctionnel de Nantes le 30 septembre prochain.

 "À mon grand étonnement, cet individu n'a aucune mesure d'éloignement de la commune, je peux forcément le croiser à nouveau", déplore l'édile.

Depuis l'agression et les menaces proférées à son encontre, Freddy Hervochon bénéficie d'une mesure de protection. Des patrouilles surveillent son domicile et son numéro est sur liste prioritaire.

Les menaces de mort ne sont pas négligables, il ne faut jamais les sous-estimer

Freddy Hervochon

Maire PS de Bouaye

Des agressions en hausse de 30 %

La maire de Bouaye menacé, comme la maire de Rezé près de Nantes, ou bien l’élu d’Arthezé en Sarthe, ou encore l’ancien maire Yannick Morez, victime d’un incendie criminel à son domicile à Saint-Brevin-les-Pins.

En 2023, le nombre d’agressions sur des élus en France aurait augmenté de 30 %. Sur cette période, la ville de Nantes comptabilise à elle seule 29 plaintes d'élus.

"C'est un phénomène général où aujourd'hui la violence s'est installée comme un mode de dialogue pour certains individus, déplore Freddy Hervochon, il n'y a pas une commune qui est exempte de ce genre de violence. Il y a des tas d'explications, mais je crois que dans le cadre de cette affaire, je crois que ce sentiment d'impunité a renforcé le niveau de violence de cet individu".

La loi adoptée par le Sénat en mars dernier vise à être plus punitive.

L'une des mesures phares est l'alignement des sanctions sur celles prévues pour des violences à l'encontre de dépositaires de l'autorité publique, comme les policiers.

Le texte crée aussi une peine de travail d'intérêt général.

Avec Maïna Sicard-Cras

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