VIDÉO. "C’est beaucoup moins stressant que dans un bloc", quand les étudiants en médecine pratiquent sur simulateur

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Écrit par Ludmila Zie avec Fabienne Béranger
durée de la vidéo: 02 min 35
L’école de chirurgie de Nantes, fondée en 2014, permet aux internes de médecine de pratiquer la chirurgie grâce à des outils numériques innovants et performants. Une étape nécessaire pour l’apprentissage des gestes chirurgicaux. ©France 3 Pays de la Loire

L’école de chirurgie de Nantes, fondée en 2014, permet aux internes de médecine de pratiquer la chirurgie grâce à des outils numériques innovants et performants. Une étape nécessaire pour l’apprentissage des gestes chirurgicaux.

“En fait il faut faire ça et tu descends ta main, et tu lèves celle-là à la place”, explique le professeur Rigaud à l'un de ces étudiants.



Dans ce laboratoire, les étudiants de médecine pratiquent des gestes techniques et chirurgicaux sur des mannequins en plastique et des simulateurs. Objectif, s'entraîner sur des modèles non vivants avant de passer aux patients.

"En simulation, c'est assez cool”

“L’ambiance entre ici et le bloc n’est pas pareille, il y a quand même un patient sur la table, explique Valentin, interne en urologie, quand on est très concentré, au final, on essaie de faire abstraction de tout ce qui est autour"   

L’important c’est de se concentrer sur son geste et pas l’environnement

Valentin

Interne en urologie

Tristan, étudiant en 4e année de médecine, n’a pas encore choisi sa spécialisation. La formation découverte l’aide à avoir une meilleure idée de la pratique chirurgicale. Un exercice qui demande beaucoup d’attention.

“L’objectif c’est de passer d'une main à l'autre mais je n'ai pas le droit de regarder mes mains directement, il faut que je regarde le retour de l’écran, explique Tristan, c’est des colonnes en mousse encore mais hier j'ai vu le bloc pour la première fois et là je vois un peu ce que ça fait. En simulation, c'est assez cool”.

Le simulateur avec module gynécologie coûte 300 000 euros, il permet de s'entraîner en condition réelle et d’évaluer la performance des étudiant après chaque exercice. 



 “Je trouve que c'est plutôt ressemblant, après ce n'est pas non plus les conditions réelles puisqu'il n'y a pas de patient en jeu, c’est beaucoup moins stressant que dans un bloc, explique Corentin, étudiant en 4e année de médecine. 

Ça permet de travailler les gestes et c’est à force de les répéter qu’une fois au bloc on pourra vraiment être efficace

Corentin

Etudiant en 4e année de médecine

Et pour être efficace, mieux vaut être équipé du matériel de pointe. 

Un fonds de roulement nécessaire



“En terme de matériel aujourd'hui on a réussi à avoir pour plus d’1 million d'euros de matériel, explique le Pr Jérôme Rigaud, Chef de Service d'Urologie, directeur de l’École de Chirurgie de Nantes, mais ce n'est jamais suffisant,  il nous faudrait toujours plus. Après il y a un fonds de roulement. Si on veut avoir un fonds de roulement qui soit satisfaisant pour le financement c'est au moins 100 à 200 000 euros par an”. 

Un investissement nécessaire selon le professeur.

“C’est indispensable, il y a eu un rapport de la Haute autorité de santé en 2012 qui disait jamais une première sur le patient, précise le professeur, la réforme de l’étude de médecine nous impose également maintenant de faire de la simulation". 

On s'aperçoit que quand on fait de la simulation, on a une courbe d'apprentissage qui est beaucoup plus rapide. Ce qui fait que les étudiants, quand ils arrivent sur les patients, sont tout de suite plus compétents".

Professeur Rigaud

Chef de Service d'Urologie, Directeur de l’École de Chirurgie de Nantes

L'école de chirurgie devrait intégrer de nouveaux locaux d’ici 2026 sur l'île de Nantes.

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