VIDEO. Nina Narre : "il faut laisser les femmes qui le souhaitent accoucher à la maison"

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Dans son documentaire “Faut pas pousser”, Sylvie alias Nina Narre, regrette et dénonce la médicalisation de l’accouchement en France. Elle-même maman de trois enfants, pour lesquels elle a accouché à la maison, elle invite les femmes à prendre le temps de la réflexion.

Sylvie a accouché de ses trois garçons à la maison. La première fois, elle était même seule avec Olivier, son compagnon. “Ma sage-femme était indisponible”.

Les deux autres fois, elle était accompagnée d’Éléna Le Gal, sage-femme AAD (Accompagnant les Accouchements à Domicile), et toujours d’Olivier.

Mettre au monde son bébé par soi-même, c’est assumer sa responsabilité de mère. Ça commence par là, c’est mon avis. Ce n’est pas toujours bien perçu, mais ce n’est pas grave

Nina Narre

À chaque fois, tout s’est très bien déroulé, dans le calme, lumière tamisée, pour que la maman soit dans les meilleures conditions.

Expliquer au travers d'un documentaire

La réalisatrice du documentaire “Faut pas pousser !” regrette qu’aujourd’hui les femmes ne prennent plus le temps d’imaginer leur accouchement autrement “qu'allongées sur le dos, sous péridurale, les pieds dans les étriers, en attendant que bébé sorte et que dans l’idéal, il ne faut rien sentir”.

Il ne s’agit pas d’un film contre l’accouchement à l’hôpital, mais pour une meilleure préparation à l’accouchement physiologique, naturel.

“Aujourd’hui, les sages-femmes ne sont pas formées à la gestion de la douleur des femmes et elles s’en plaignent” déplore Sylvie qui affirme aussi que les sages-femmes AAD n’ont pas une “bonne image” auprès des hôpitaux.

L’accouchement “est devenu un acte médical. Or, c’est un acte naturel”.

L’ocytocine, l’hormone de l’accouchement

Dans son plaidoyer pour l’accouchement physiologique, Sylvie remet en question la prise en charge classique de la naissance en France : certains automatismes comme le déclenchement, la privation de nourriture pendant le travail, l’usage quasi-systématique de l’ocytocine de synthèse pour accélérer artificiellement le travail.

L’ocytocine, c’est l’hormone de l’amour, du bien-être

Nina Narre

Hormone que la femme sécrète naturellement lors de l’accouchement physiologique "quand elle est bien, en confiance. Le problème, souligne Sylvie, c’est quand on a une équipe médicale qui nous dit que ça traîne un peu, que le col ne se dilate pas, qu’on a un toucher vaginal… Tout ça provoque du stress qui est l’ennemi de l’ocytocine”.

Accoucher à la maison n’est pas dangereux, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, explique la réalisatrice. C’est même une expérience merveilleuse. Si les choses se compliquent, on le sent et on a largement le temps d’aller à l’hôpital. Tout ça est décortiqué dans le film par des médecins. Ce ne sont pas mes élucubrations”.

Cette manie, de faire peur aux femmes est insupportable” poursuit-elle avant de conclure : “le plus dur n’est pas de mettre un enfant au monde, c’est de l’élever.

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