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ZAD Notre-Dame-des-Landes : Bruno Retailleau demande à François Hollande de “prendre des décisions”

Le candidat aux régionales Bruno Retailleau (Les Républicains) a adressé ce dimanche au Président de la République une lettre ouverte, dans laquelle il lui demande de clarifier sa position sur l'évacuation de la Zad de l'aéroport.

Par Olivier Couvreur

Alors que le chef de l'Etat est attendu mardi à Saint-Nazaire, Bruno Retailleau, candidat (LR) de la droite et du centre aux prochaines élections régionales a décidé de l'interpeller à travers une lettre ouverte que le sénateur a publiée aujourd'hui. 

Dans cette lettre, Bruno Retailleau écrit que le chef de l'état va effectuer une visite "à quelques kilomètres de la Zad de Notre-Dame-des-Landes, un territoire perdu de la République".

Ce qui est en jeu à Notre-Dame-des-Landes, ce n'est pas seulement la construction d'un aéroport et le développement économique, c'est la suprématie de la loi de la République sur la loi de la jungle."

 


Le sénateur en appelle alors François Hollande, après les incidents de ces derniers jours : "Dans ce contexte, personne ne comprendrait que votre visite ne soit pas l'occasion de clarifier votre position et de prendre des décisions. Car ce qui est en jeu à Notre-Dame-des-Landes, ce n'est pas seulement la construction d'un aéroport et le développement économique, c'est la suprématie de la loi de la République sur la loi de la jungle."

 

>> Lire la lettre de Bruno Retailleau en intégralité :


Monsieur Le Président de la République

Mardi prochain, vous vous rendez dans les Pays de la Loire, à quelques kilomètres de la ZAD de Notre Dame des Landes, à quelques kilomètres d’un territoire perdu de la République.

Hier encore un camion égaré a été pillé, un acte de vandalisme supplémentaire dans la longue litanie des violences commises par les bandes de zadistes: attaques de voitures de gendarmes au cocktail-molotov, agressions de scientifiques et de journalistes, occupations de propriétés privées, saccages de commerces lors de manifestations à Nantes, etc.

Dans un tel contexte, personne ne comprendrait que votre visite ne soit pas l’occasion de clarifier votre position et de prendre des décisions.

Car ce qui est en jeu à Notre Dame des Landes, ce n’est pas seulement la construction d’un aéroport et le développement économique de toute une région. Ce qui est en jeu à Notre Dame des Landes, c’est la suprématie de la loi de la République sur la loi de la jungle.

Je vous demande donc d’abord de clarifier votre position, en levant l’ambiguïté suscitée par vos déclarations au journal Le Parisien. Oui ou non partagez-vous la position de votre Premier Ministre, qui s’est engagé à évacuer la ZAD sitôt les recours en première instance purgés, ce qui est le cas depuis la décision du Tribunal Administratif du 17 juillet dernier ? Sortez du flou, monsieur le Président ! Entendez le désarroi des partisans de la loi plutôt que de prendre le risque de renforcer les partisans de la violence.

Je vous demande ensuite de prendre des décisions, en annonçant la dissolution des associations qui organisent ou soutiennent les exactions des zadistes. Il est absolument intolérable que des mouvements puissent continuer à encourager en toute impunité la violence et l’illégalité.

Je vous demande enfin de recevoir, lors de votre déplacement à St Nazaire, la délégation d’élus locaux, de responsables économiques et d’habitants qui souhaitent vous exprimer leurs inquiétudes et leurs attentes. En les ignorant, vous ajouteriez de l’indifférence à l’impuissance, et donc de la colère à la colère.

Dans cette affaire de Notre Dame des Landes, vous ne pouvez plus faire preuve de faiblesse et de renoncement. Car si l’Etat n’évacue pas la ZAD, alors c’est l’Etat que vous évacuez de la ZAD, en donnant le signal que la République est incapable de se défendre. Et ce signal-là est terriblement angoissant à l’heure où la France est gravement menacée.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président de la République, l’expression de mes respectueuses salutations,

Bruno RETAILLEAU

Sénateur de la Vendée

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