Féminicide près de Saint-Nazaire : un homme mis en examen pour le meurtre de sa compagne

L'homme nie avoir tué sa compagne mais, sur place, des indices troublants ont orienté l'enquête vers un féminicide.

C'est peu après 6h du matin ce samedi 8 octobre, que les pompiers ont été appelés pour une tentative de suicide au domicile d'une famille, à Trignac, près de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. A cette adresse vivent un homme, son fils de 13 ans, sa compagne et un autre enfant que le couple a eu ensemble. C'est la jeune femme qui a, aux dires de son compagnon, tenté de se suicider.

Arrivés sur place, les gendarmes ont la même impression que les secours, quelque chose ne colle pas.

La victime : une femme de 31 ans. Les secours l'ont trouvée assise sur le sol de la chambre, une corde autour du cou. 

Il a entendu des bruits

Pour expliquer les faits, son compagnon explique qu'il a entendu des bruits. Il dormait à l'étage supérieur, tout comme les deux enfants. Il est alors descendu avec son ainé et c'est ce dernier qui a découvert le corps. L'homme aurait alors fait un malaise et son fils a appelé le frère de son père à la rescousse. 

Sont arrivés ensuite les secours.

Mais les constats faits par les secours puis les gendarmes et ensuite par le médecin légiste appelé sur place ne vont pas dans le sens d'une tentative de suicide.

Outre une incohérence entre la position du corps et de la corde, on a trouvé plusieurs petites traces de sang.

Elle souhaitait le quitter

"D'autres éléments posent question, indique le procureur de la République de Nantes Renaud Gaudeul. Au cours de la nuit, les parents de la victime ont échangé par SMS avec elle. Elle leur a fait part de son inquiétude vis à vis de son compagnon qui s'est montré virulent après avoir découvert qu'elle avait l'intention de le quitter et avait déjà trouvé un appartement."

Selon sa famille, la jeune femme souhaitait quitter son compagnon, qu'elle jugeait très jaloux, depuis quatre mois.

Le fait que les gendarmes n'aient pas retrouvé sur place le téléphone de la victime, ni celui du compagnon ajoute aux soupçons des enquêteurs.

Mis en examen

L'homme, âgé de 35 ans, nie avoir tué sa compagne. Il a été présenté ce lundi à un juge d'instruction qui l'a mis en examen pour meurtre par conjoint et placé en détention.

Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.