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Pays de la Loire : la traçabilité du miel, une priorité pour les apiculteurs

Les producteurs de miel des Pays de la Loire saluent l'initiative du gouvernement de rendre la traçabilité du produit obligatoire et visible sur tous les pots à partir de janvier 2020.

Par Pauline Thurier avec Vincent Calcagni

Fini les étiquettes mystérieuses sur les pots de miel. A partir de janvier prochain, on ne pourra plus lire “mélanges de miel d’Union Européenne” ou “non originaire d’Union Européenne”. Ce décret du gouvernement est très bien accueilli par les vendeurs et les apiculteurs de la région Pays de la Loire.

Moins de 1000 tonnes de miel sont produites chaque année dans la région. Il n’y a pas de quoi couvrir l’ensemble de la demande. Cette situation est la même partout en France où la production de miel couvre seulement 25% de la consommation. C’est pourquoi les vendeurs ne voient pas d’inconvénient de proposer du miel provenant d’ailleurs, si son origine est clairement spécifiée.
 

“Mangeons du miel local”

Loïc Leray, vice-président de l’UNAF (Union nationale de l'apiculture française) et apiculteur à Puceul en Loire-Atlantique, aurait aimé que sur les pots de miels français figure une étiquette indiquant “Mangeons du miel local”. Cette demande n’a pas été reçue.

Benoît Lary, dirigeant de Famille Mary, producteur et sélectionneur de miel à Cholet, indique la provenance du miel qu’il vend depuis déjà cinq ans. Qu’il vienne de France, ou d’ailleurs. “C’est important de comprendre qu’il n’y a pas assez de miel en France par rapport aux besoins de consommation”, admet-il. Le miel d’acacia, par exemple, est souvent originaire d’Europe de l’Est, de pays comme la Hongrie, la Roumanie ou la Bulgarie, où se trouvent d’immenses forêts d’acacias.

Du miel européen, aucun problème mais attention, les apiculteurs refusent de laisser la porte ouverte au miel chinois. Il fait l’objet de contrefaçon, notamment en comportant du sucre ajouté. Pourtant, comme il est peu coûteux, il est très présent dans les grandes surfaces.

Une fois les étiquettes apposées sur tous les pots en janvier prochain, ce sera au consommateur de faire son choix quant à la provenance du produit qu’il achètera. 

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