Le Mans : la permanence du député (LREM) saccagée durant la manifestation des Gilets jaunes

Lors de la 14ème journée de mobilisation des Gilets jaunes au Mans, samedi 16 février, la permanence du député Damien Pichereau (LREM) a été totalement saccagée par un groupe de casseurs. Les bureaux de la rédaction de Ouest-France ont également été visés.
"C'est un saccage en bonne et due forme avec plusieurs milliers d'euros de frais", a déclaré Damien Pichereau, citant la destruction de matériel informatique, du mobilier et de la vitrine de sa permanence.

"C'est un petit groupe de casseurs, intégrés au cortège des gilets jaunes, qui a agi extrêmement vite et avec beaucoup de violence", a-t-il décrit, relatant les dires de témoins de la scène.
"Un niveau complet de la permanence a été complètement détruit. Heureusement, il n'y avait personne à l'intérieur car samedi la permanence est fermée", a a ajouté le député de la République en Marche.

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a exprimé sur twitter son "soutien total au député @DamienPichereau" et demandé une "ferme condamnation des actes de destruction et de violence. Auteurs et complices doivent être confondus", a-t-il estimé.
 
Le maire du Mans, Stéphane Le Foll, a également condamné ces voliences dans un tweet.   

De nombreuses dégradations en marge de la manifestation


La préfecture de la Sarthe a fait état de nombreuses dégradations samedi au Mans perpétrés par des "individus" au "visage masqué" et au "comportement violent". "Ils ont tagué le mur du commissariat, des projectiles ont été lancés (pierres, pétards...). Un policier a été légèrement blessé par un jet de pavé envoyé au niveau du commissariat", selon un communiqué.

Des fenêtres d'un bâtiment administratif  "ont été brisées", "des poubelles enflammées" et "de très nombreuses vitrines de commerçants, banques, Chambre de Commerce et d'industrie (CCI) ont été brisées dans le centre ville, des voitures dégradées", selon la même source.

Les vitrines de la rédaction du quotidien régional Ouest-France ont également été prises pour cible durant la manifestation. Le quotidien a décidé de porter plainte. La police a procédé à deux interpellations, selon la préfecture.
 
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