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Université du Mans : un diplôme sur le droit des étrangers à la rentrée 2018

Un diplôme délivré au Mans va former les juristes aux droits des étrangers. / © Université du Mans
Un diplôme délivré au Mans va former les juristes aux droits des étrangers. / © Université du Mans

Unique dans l'Ouest, ce diplôme universitaire portera l'appellation Droit des étrangers, réfugiés et apatrides. Il répond, selon sa créatrice Hélène Raspail, à un véritable manque de formation sur le sujet en France.

Par Yann Ledos

Les étrangers, réfugiés et apatrides  répondent à des catégories juridiques fort variées qu’il est important, pour les professionnels en charge de leur accompagnement, d’appréhender de manière plus précise.

La maîtrise des multiples statuts auxquels ils peuvent prétendre et des modalités complexes de leur obtention nécessite une formation juridique spécifique. Leur protection, notamment contre la rétention ou l’éloignement, requiert une compréhension poussée de procédures juridiques imbriquées, relevant de l’administratif mais aussi du judiciaire.

Le Diplôme Universitaire Droit des étrangers, des réfugiés et des apatrides a pour vocation de renforcer les compétences des professionnels en matière de droit de ces individus et d’offrir une véritable spécialisation, très recherchée sur le marché du travail, à des étudiants en parallèle d’une formation initiale généraliste.

Ce dispositif est né à Le Mans Université, sous la responsabilité d’Hélène Raspail, maître de conférences en droit public au Mans et juge-assesseur auprès de la Cour nationale du droit d’asile. Pour elle, il s'agit d’améliorer l’accompagnement juridique des non-nationaux et répondre à une carence en formation.

Lors de l’exercice de mes fonctions de juge-assesseur à la Cour nationale du droit d’asile, j’ai pu prendre conscience de la diversité des situations de ceux que l’on appelle vulgairement les « migrants », et du caractère aléatoire de leur accompagnement juridique. Pour certains, il est réduit au strict minimum. D’autres ont pu être pris en charge par des associations, logés et assistés d’un avocat choisi. Mais en tout état de cause, on se rend compte que les conseils prodigués sont parfois approximatifs. Je pense que cela est essentiellement dû à un manque en matière de formation universitaire spécifique à ces problématiques.
Hélène Raspail, maître de conférences en droit public au Mans


Les intervenants de ce futur cursus seront des praticiens (avocats, humanitaires, ..) et des universitaires spécialisés. A l’issue de la formation, les participants seront capables d’analyser la situation d’une personne non-nationale et de répondre à ses besoins d’orientation et d’aide juridique.

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