Sarthe : le Conseil d'État confirme la fermeture de la mosquée d'Allonnes

Publié le
Écrit par Lucie Riviere
La mosquée est fermée sur décision administrative depuis le 27 octobre 2021
La mosquée est fermée sur décision administrative depuis le 27 octobre 2021 © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Le Conseil d'État a rejeté ce lundi la demande d'une association demandant la réouverture de cette mosquée, située à Allonnes dans la Sarthe.

Le Conseil d'État a tranché : malgré les recours, la mosquée d'Allonnes ne rouvrira pas. L'établissement, qui accueillait environ 300 fidèles, est fermé depuis le 27 octobre, et pour au moins 6 mois, suite à une décision du préfet de la Sarthe, qui considérait que : "des prêches et l'activité de ce lieu de culte, fréquenté par des individus appartenant ou proches de la mouvance islamiste radicale, légitiment le recours au jihad armé, la mort en martyr, lacommission d'actes de terrorisme et le recours à la violence, la haine et la discrimination ainsi que l'instauration de la charia".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui a ordonné cette fermeture administrative, avait lui déclaré que l'association de ce lieu de culte "avait effectivement tenu des propos et permis des actions que nous considérons comme totalement contraires aux valeurs de la République". 

 

Le recours des associations rejeté

Mi-novembre, les gérants de la mosquée ont saisi le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative de France, pour réclamer la réouverture de la mosquée d'Allonnes. La juridiction a rendu sa délibération ce lundi 29 novembre. Elle considère que "le préfet de la Sarthe a pu, sans commettre d'erreur de droit ou de fait, estimer que les propos tenus et les idées et théories diffusées par le lieu de culte (...) constituaient des provocations justifiant (...) sa fermeture
provisoire (...). En prenant la mesure contestée, il n'a pas porté une atteinte manifestement illégale à la liberté de culte".

Les avocats de l'association Al Qalam, en charge de la mosquée, déplorent cette décision. Selon eux, le Conseil d'État "a validé sans la moindre réserve les notes blanches, pourtant largement contestées, ratifiant ainsi le déséquilibre entre les parties et une administration arbitraire de la preuve. Elles sont les lettres de cachet de l'ère moderne".

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